Affaire Delphine Jubillar : “la fameuse couette” analysée… 7 mois après

En décembre 2020, au lendemain de la disparition de Delphine Jubillar, les enquêteurs avaient saisi une couette sur laquelle dormait la mère de famille. Selon les informations du Parisien, l’objet a été analysé en juillet dernier.

Voilà huit mois que Delphine Jubillar a disparu dans le village de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. La mère de famille de 33 ans est introuvable depuis la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Soupçonné par les enquêteurs d’être impliqué, son époux, Cédric Jubillar, a été incarcéré à la prison de Seysses, en Haute-Garonne, en juin dernier. Parmi les éléments centraux du dossier, les enquêteurs s’intéressent notamment à la couette sur laquelle dormait Delphine Jubillar.

Cette fameuse couette, qui pourrait être une pièce à conviction, n’a été remise aux experts pour être analysée qu’au mois de juillet dernier. Autrement dit, sept mois après la disparition de l’infirmière. La couette se trouvait jusqu’alors à la gendarmerie de Cagnac-les-Mines, selon les informations du Parisien, ce mardi 24 août 2021. Les enquêteurs étaient venus la saisir le lendemain après-midi de la disparition de Delphine Jubillar, “34 heures plus tard” précisément. Cette couette, Cédric Jubillar l’avait lavée, avec quatre chaussettes dépareillées. Selon les explications de l’artisan plaquiste, la couette aurait été salie par l’un des chiens du couple qui aurait uriné dessus. Le siphon de la machine à laver va également être analysé dans le but de trouver des éventuelles traces de sang ou autres indices.

Cédric Jubillar bientôt libéré de prison ?

Ce mercredi 25 août, les trois avocats de Cédric Jubillar ont déposé une demande de remise en liberté. Le père de famille de 33 ans continue de clamer son innocence. “Il faut que le dossier soit béton pour arriver devant des Assises sinon ça ne tiendra pas. Dans cette affaire il n’y a pas d’aveu, pas de corps et il n’y a toujours pas de scène de crime”, a confié Jean-Wilfrid Forquès, correspondant pour BFMTV présent devant la Cour d’appel de Toulouse. Selon ce dernier, l’affaire pourrait très bien prendre un nouveau tournant : “Il y a un nouveau procureur qui arrive à Toulouse, c’est très important […] Et ce sont deux femmes juges d’instruction qui coordonnent ce dossier et qui demandent de nouvelles investigations sur le terrain aux gendarmes.” Pour l’heure, l’enquête n’a rien révélé de nouveau et les gendarmes de la section de recherche de Toulouse promettent de nouvelles fouilles et investigations pour la rentrée.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Capture d’écran Facebook

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