Affaire Grégory : Christine Villemin blessée par une rumeur tenace

Trente-sept ans après la mort du petit garçon, l’affaire Grégory est entourée d’un épais mystère. Lundi 13 septembre 2021, des acteurs clés de ce fait divers hors du commun étaient invités sur le plateau de Ça commence aujourd’hui sur France 2.

Le visage du petit garçon de quatre ans, retrouvé mort dans la Vologne en octobre 1984, hante l’opinion publique française. Enfant martyr au cœur d’un feuilleton judiciaire dantesque, Grégory n’a pas encore reçu justice. Si le principal motif invoqué serait celui de la vengeance au sein même du cercle familial, les identités de l’assassin et du fameux corbeau, soupçonnés d’être une seule et unique personne ou d’avoir agi en duo, ne sont toujours pas connues. Présente dans l’émission Ça commence aujourd’hui animée par Faustine Bollaert, l’avocate de Jean-Marie et Christine Villemin a expliqué pourquoi sa cliente a été accusée du meurtre de sa progéniture. Cette piste a été ouverte à la suite du témoignage de quatre jeunes femmes, comme l’a raconté Marie-Christine Chastant-Morand.

Ce quatuor de collègues travaillant dans la même manufacture que Christine Villemin a assuré aux enquêteurs l’avoir vue à La Poste le 16 octobre, jour de l’assassinat de Grégory. À cette même date est expédiée aux parents une lettre de revendication : “J’espère que tu mourras de chagrin le chef. Ce n’est pas ton argent qui pourra te redonner ton fils. Voilà ma vengeance. Pauvre con.” La mère de la victime se mue en potentielle coupable. Après avoir subi une pression médiatique pendant des mois, elle est inculpée pendant onze jours en juillet 1985 avant d’être libérée. Une injustice dont ne s’est jamais remise la génitrice du défunt.

Christine Villemin, “une aubaine”

Souvent dans un dossier, si ce n’est pas l’un, c’est l’autre. Un juge d’instruction, si on présente éventuellement quelqu’un d’autre, c’est une façon finalement de faire en sorte que son client sorte de l’affaire. Il y a eu ces témoignages et ils ont été montés en épingle (…) Il a été démontré des incohérences et des contradictions“, a explicité son avocate Marie-Christine Chastant-Morand sur France 2. De son côté, le journaliste judiciaire Michel Marie a ajouté : “À partir du moment où Bernard Laroche est ressorti, ils sont passés sur un autre objectif. On avait un juge très incertain, d’abord persuadé que c’était Bernard Laroche. Quand son dossier s’effondre, il est à ce moment-là persuadé que c’est Christine Villemin.” “Cette aubaine de Christine Villemin à la Poste, non pas le jour-même mais on fait comme si c’était pareil, ça a permis de noyer complètement le poisson et de mettre à néant toute cette enquête“, a conclu Maître Marc Geiger.

Article en collaboration avec 6Medias.

Crédits photos : DOMINIQUE JACOVIDES / BESTIMAGE

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