Affaire Grégory : l'expertise de 24 lettres pourrait avoir identifier le "corbeau"

Vendredi 23 avril 2021, 20 Minutes a dévoilé un nouvel élément de l’enquête dans l’affaire du petit Gregory. En effet, une expertise stylométrique aurait permis d’identifier l’un des “corbeaux”, auteur de 24 lettres qui ont suivi la mort de l’enfant de quatre ans.

  • Grégory Villemin

Trente-six ans après la mort du petit Grégory, l’enquête continue… Vendredi 23 avril 2021, nos confrères de 20 Minutes ont eu accès à un nouvel élément ajouté au dossier de l’affaire Grégory. En effet, en décembre dernier, le nouveau magistrat chargée de l’enquête, Dominique Brau, comptait sur de nouvelles expertises stylométriques pour identifier qui se cache derrière les vingt-quatre lettres envoyées par le corbeau aux époux Villemin entre mars 1983 et juillet 1985. Une technique encore plus sophistiquée que la graphologie (qui analyse l’écriture) puisque celle-ci compare les tournures de phrases, la syntaxe ou la ponctuation. Une technologique qui pourrait sortir les parents de Grégory Villemin du chagrin, encore traumatisés par la mort de leur premier enfant.

Un rapport de 200 pages qui compare les ponctuations, la syntaxe…

Comme l’explique 20 Minutes, l’expertise stylométrique a minutieusement ratissé les “mesures de parallélisme”, “l’espacement des lettres” et même “le portage par branche subsidiaire” des vingt-quatre lettres reçues par les époux Villemin il y a plus de trente ans. Un rapport complexe de deux-cent pages déposé sur le bureau des magistrats chargés d’enquêter sur la mort du petit garçon qui aurait aujourd’hui quarante ans. Conclusion : c’est avec une “forte probabilité” que les enquêteurs ont désigné Jacqueline Jacob, tante de Jean-Marie Villemin, comme le “corbeau” principal. Selon les enquêteurs, elle serait à l’origine d’au moins sept des vingt-quatre lettres envoyées, dont celle revendiquant le meurtre avec le message suivant : “J’espère que tu mourras de chagrin, le chef. Ce n’est pas l’argent qui pourra te redonner ton fils. Voilà ma vengeance. Pauvre con”.

Contactée par 20 Minutes, l’avocate de Jacqueline Jacob a formellement contesté ce rapport stylométrique : “Les précédents rapports en graphologie ont proposé des conclusions totalement différentes. Si on veut opposer les charlataneries, on peut le faire, mais cela ne va pas nous approcher de la vérité”, a-t-elle déclaré. Pour elle, la trentaine d’années qui sépare les éléments manuscrits comparés par les enquêteurs ne peut délivrer une quelconque vérité : “Je n’ai pas accès à ce rapport, mais, si on a effectivement comparé les lettres du corbeau avec une pauvre carte postale d’une quinzaine de mots, c’est encore plus de la foutaise que ce que je pensais !” Affaire à suivre…

Source: Lire L’Article Complet