Affaire Sophie Le Tan : “un copain pour personne”, les révélations sur l’enfance chaotique de Jean-Marc Reiser

Alors que le procès de Jean-Marc Reiser, assassin présumé de Sophie Le Tan, s’ouvre ce lundi 27 juin, nos confrères de “Sept à huit” (TF1) ont tendu le micro à celles et ceux qui ont bien connu l’homme.

Le 7 septembre 2018, la vie de Sophie Le Tan bascule à tout jamais. Cette étudiante de 20 ans se rend dans une commune limitrophe de Strasbourg afin de visiter un appartement remarqué sur une petite annonce. Mais alors que la jeune femme a prévu de rejoindre ensuite les siens pour célébrer son anniversaire, elle ne donne aucun signe de vie. Un an plus tard, son corps sera retrouvé et le loueur, Jean-Marc Reiser, avouera lui avoir retiré la vie. Déjà condamné pour viols, l’homme aujourd’hui âgé de 61 ans a révélé aux enquêteurs une personnalité glaçante. Un comportement déjà souligné par ses anciens camarades de classe : “Ce n’était pas bon de se retrouver avec lui, ce n’était un copain pour personne, c’était le caïd”, a indiqué l’un d’entre eux dans un nouveau numéro de Sept à huit diffusé sur TF1, dimanche 26 juin.

Né dans une petite commune de la Moselle, Jean-Marc Reiser a vécu une enfance chaotique aux côtés d’un père alcoolique. Très vite, le jeune garçon s’est fait remarquer sur les bancs de l’école par son attitude provocatrice : “Il se retrouve sur un banc le matin à 10 h avec une canette de bière et une cigarette”, a complété son ancien camarade. Plus tard, l’assassin présumé de Sophie Le Tan a oscillé entre un comportement normal et des accès de violence. “Il peut être très bien et puis tout d’un coup, un détail va le faire sortir de ses gonds. Un plat trop chaud ou trop froid et puis vous vous retrouvez avec l’assiette qui vole dans la pièce”, a confié à nos confrères l’une de ses amies de l’époque. Et d’ajouter : “Une fois j’ai pris une gifle, j’ai vu double pendant plusieurs jours.

Jean-Marc Reiser, ses aveux difficiles

Quatre ans après les faits, ce lundi 27 juin, le procès de Jean-Marc Reiser s’ouvre à Strasbourg, et devrait s’étendre jusqu’au 5 juillet prochain. S’il a reconnu être le meurtrier de Sophie Le Tan, celui-ci a contesté formellement lui avoir tendu un piège. Maître Pierre Giuriato, l’avocat de ce dernier, s’est souvenu de ses aveux difficiles après un “échange surréaliste” dans une interview accordée au Nouveau Détective : “Je ne l’ai pas lâché, je lui téléphonais tous les jours pour lui dire d’écrire à la juge. J’étais constamment sur son dos.

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : SIPA

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