Amel Bent évoque avec émotion sa fausse couche : « J’avais honte de dire ce qui était en train de m’arriver »

Interviewée par Purebreak Charts, samedi 30 octobre, Amel Bent a évoqué sa fausse couche et le tabou qu’il y a autour de cela, alors que de très nombreuses femmes traversent les mêmes épreuves, au cours de leur vie.

Le 1er octobre dernier, Amel Bent a sorti son septième album studio, intitulé Vivante. En pleine promotion, la chanteuse de 36 ans a accordé une longue interview à Purebreak Charts, samedi 30 octobre. L’occasion pour la coach de The Voice de revenir sur sa fausse couche, un triste événement qu’elle avait confié à Audrey Crespo-Mara dans l’émission Sept à huit. D’ailleurs, l’artiste a mis du temps avant d’évoquer publiquement ce douloureux sujet.

« Je suis très pudique, je n’avais rien dit à mes plus proches quand c’est arrivé, donc je ne pouvais pas m’imaginer une seconde en parler devant des millions de gens, quelques mois plus tard », a d’abord expliqué Amel Bent, en révélant que c’est son médecin qui lui a « donné le déclic » en l’encourageant à libérer la parole. En effet, ce dernier lui avait affirmé que « ce qu’[elle] vivai[t], une femme sur quatre le vit ». « Il m’a dit : ‘Je ne comprends pas, vous, qui avez une tribune incroyable, pourquoi vous n’en parleriez pas ?’ Je trouvais ça trop intime. Il m’a dit que ça l’était mais que c’était tellement universel », a déclaré la chanteuse, qui, désormais, est satisfaite d’avoir brisé le tabou, puisqu’elle « reçoit des milliers de messages, de témoignages, de mercis » qui font suite à son courage de briser le silence concernant la perte d’un enfant.

« C’est vu comme un échec »

« Je veux aider mes sœurs, on traverse les mêmes douleurs plus ou moins, et personne n’en parle ! On est dans une société ultra-moderne et tu n’as même pas un pont pour en parler. J’avais même honte de dire ce qui était en train de m’arriver », a déploré Amel Bent, qui précise que faire une fausse couche, « c’est vu comme un échec, quelque chose qu’on ne doit pas dire ». « Quand tu le dis, ça fait du bien. Ça m’est arrivé, ça arrive à plein de femmes, derrière il faut retrouver la force et l’espoir », a détaillé l’artiste, qui est finalement « trop fière de l’avoir fait », malgré la « peur » qu’elle avait ressentie au début.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : DOMINIQUE JACOVIDES / BESTIMAGE

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