Anne Hidalgo présidente : son mari Jean-Marc Germain « continuera à mener sa vie »

Dans la matinale de France Info, lundi 25 octobre 2021, Anne Hidalgo a été interrogée sur l’avenir de son mari Jean-Marc Germain, en cas de victoire à l’issue de l’élection présidentielle de 2022.

Emmanuel Macron, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac… Ces présidents n’ont jamais eu le droit au préalable à la question du statut de leur conjointe (Brigitte Macron, Valérie Trierweiler, Cécilia Attias, Bernadette Chirac…) et de leurs fonctions en dehors et, éventuellement, dans l’Élysée. Candidate à l’élection présidentielle de 2022, Anne Hidalgo a dû faire face à cette surprenante interrogation sur le plateau de France Info, lundi 25 octobre. Jean-Marc Germain, avec qui elle a eu son fils Arthur (20 ans), devra-t-il renoncer à ses fonctions politiques si l’édile est élu ? La maire de Paris s’est montrée légèrement agacée par cette demande concernant le conseiller régional d’Île-de-France et ancien député PS des Hauts-de-Seine. Avec évidence et assurance, elle a rapidement rétorqué : « Il vivra sa vie professionnelle. C’est l’élection d’un homme ou d’une femme, pas d’un couple. Il fera ce qu’il souhaite faire. »

Le manque de modernisme ainsi que l’aspect patriarcal de la question ont agacé la membre du Parti socialiste : « Bien sûr qu’il y a un impact sur toute une famille quand vous devenez président ou présidente de la République mais le mari ou la femme doit pouvoir mener sa vie librement… Ce n’est pas la Ve République, c’est autre chose qui se joue si on en est là dans la représentation du couple. » Anne Hidalgo n’a pas hésité à employer le qualificatif « sexiste« .

"L'élection présidentielle, ce n'est pas un couple que l'on porte au pouvoir : si je suis élue, je serai présidente de la République et mon mari sera… mon mari !", indique Anne Hidalgo, à propos du statut du conjoint du chef de l'Etat pic.twitter.com/9QDrQgi2jr

« Mon mari sera mon mari »

« Souvent les femmes politiques, on nous voit peu avec nos conjoints. Heureusement qu’ils sont là dans les moments importants, y compris ceux de nos vies politiques, mais imaginez ce qui ressortirait comme commentaire d’une femme accrochée au bras de son mari qui briguerait la présidence de la République. On est dans des représentations qui sont, quand même, encore assez sexistes« , a-t-elle déploré avant de trancher catégoriquement : « L’élection présidentielle, ce n’est pas un couple que l’on porte au pouvoir : si je suis élue, je serai présidente de la République et mon mari sera mon mari !« 

Article écrit en collaboration avec 6Medias.

Crédits photos : Capture d’écran France Info

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