Bernard Pivot réagit à la polémique suscitée par une vidéo avec Gabriel Matzneff

Bernard Pivot se retrouve au cœur de la polémique liée à l’écrivain Gabriel Matzneff, accusé de pédophilie. En 1990, il l’avait reçu dans son émission “Apostrophes” et s’était montré très complaisant. Ce vendredi, il a décidé de sortir de son silence. Non Stop People vous en dit plus.

Dans son livre “Le Consentement”, à paraître le 2 janvier aux éditions Grasset, Vanessa Springora raconte sa liaison avec un homme de 50 ans. À l’époque, elle est âgée de 14 ans. Le nom n’est jamais cité. L’auteure utilise les initiales G.M. Mais dans le milieu littéraire, tout le monde a de suite reconnu Gabriel Matzneff dont les penchants pédophiles étaient de notoriété publique. Le 2 mars 1990, Bernard Pivot le reçoit dans son émission “Apostrophes”. Il l’interroge sur son livre et lui dit dans un sourire : “Vous êtes quand même un collectionneur de minettes”. Gabriel Matzneff explique alors sans sourciller qu’il préfère les jeunes filles de 15 ans pas encore endurcies par la vie. En plateau, la seule personne à s’indigner est l’écrivaine canadienne Denise Bombardier.

Une explication qui ne passe pas

Depuis que ce passage de télévision est ressorti des cartons, Bernard Pivot est la cible des internautes qui jugent son attitude trop complaisante envers Gabriel Matzneff. Sur Twitter, l’ex-animateur télé a répondu ce vendredi 27 décembre : “Dans les années 70 et 80, la littérature passait avant la morale ; aujourd’hui, la morale passe avant la littérature. Moralement, c’est un progrès. Nous sommes plus ou moins les produits intellectuels et moraux d’un pays et, surtout, d’une époque”. Une explication qui ne passe pas à l’image de Sophia Aram qui a tout de suite rétorqué : “En 1990, certains faisaient la différence entre littérature et pédophilie. Quant à ceux qui, à l’époque, s’abritaient derrière la littérature, ils finissent aujourd’hui par se cacher derrière l’époque.”

Dans les années 70 et 80, la littérature passait avant la morale; aujourd’hui, la morale passe avant la littérature. Moralement, c’est un progrès. Nous sommes plus ou moins les produits intellectuels et moraux d’un pays et, surtout, d’une époque.

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