Cédric Jubillar : ses plaintes sur ses conditions de détention révélées

Toujours emprisonné depuis sa mise en examen dans l’affaire de la disparition de sa compagne Delphine, Cédric Jubillar s’est confié face aux juges d’instruction sur ses conditions de détention, comme l’a révélé Le Parisien dimanche 14 novembre 2021.

  • Delphine Jubillar

Principal suspect dans l’affaire de la mystérieuse disparition de sa femme Delphine, Cédric Jubillar est actuellement mis en examen pour « meurtre par conjoint« , et placé en détention. Clamant son innocence depuis le début, le père de famille a une nouvelle réitéré ses propos durant son interrogatoire face aux juges d’instruction le vendredi 15 octobre 2021. « Je conteste toujours. Je suis innocent, je n’ai rien à voir avec la disparition de ma femme, je vous l’ai toujours dit« , aurait-il déclaré, selon les propos rapportés par Le Parisien dimanche 14 novembre 2021, qui cite le procès-verbal d’interrogatoire.

Au cours de son entrevue avec les magistrats, Cédric Jubillar, qui est désormais emprisonné depuis près de cinq mois, a également évoqué ses conditions de détention. Toujours selon les termes du procès-verbal d’interrogatoire, le fils de Nadine Jubillar se serait plaint du traitement qui lui est réservé à cause de la forte médiatisation de la disparition de sa femme. « C’est horrible. Je suis à l’isolement, je ne sais même pas pourquoi. On me dit que c’était du fait que l’affaire soit médiatisée, c’est vraiment un calvaire, je fais rien de mes journées. Il n’y a rien à faire à part regarder la télé, j’en ai vraiment marre« , aurait-il dit aux juges d’instruction. Pour rappel, ce n’est pas la première fois que Cédric Jubillar se plaint à ce sujet. Ses avocats ont d’ailleurs eux aussi déjà dénoncé les conditions de détention de leur client par le passé.

Cédric Jubillar : ses demandes de remise en liberté ont toutes été rejetées

« Initialement, on nous a indiqué que l’une des raisons de la prolongation du placement à l’isolement était d’assurer la sécurité de la personne mise en examen. On nous a expliqué que la maison d’arrêt de Seysses n’était pas en mesure d’assurer un enfermement individuel. On ne peut pas lui donner une cellule à lui seul. Donc, c’est un aveu d’indignité. L’État ne respecte pas la loi. C’est un droit qui est inscrit par la Cour européenne des droits de l’Homme« , avait souligné Me Jean-Baptiste Alary, au cours d’une interview accordée à Femme Actuelle le 21 septembre 2021. Pour mémoire, les avocats de Cédric Jubillar ont déposé plusieurs demandes de remise en liberté depuis l’incarcération de leur client, sans succès jusqu’à présent. Pour l’heure, Cédric Jubillar reste présumé innocent.


Source: Lire L’Article Complet