"Ces hommes ne sont pas des monstres" : la défense troublante de l’avocate de Coline Berry

Lundi 15 février 2021, l’avocate de Coline Berry, Me Karine Shebabo, était invitée sur le plateau de C à vous diffusée sur France 5. Interrogée sur les faits reprochés à Richard Berry, l’avocate du barreau de Paris a fait une déclaration troublante sur les auteurs de violences sexuelles.

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L’émotion était palpable sur le plateau de C à vous, lundi 15 février 2021. Près de deux semaines après les révélations de Coline Berry, fille de l’acteur Richard Berry, qui accuse son père d’avoir commis l’inceste lorsqu’elle était âgée de six à dix ans, son avocate Me Karine Shebabo était invitée sur le plateau de C à vous sur France 5. Face à Anne-Elisabeth Lemoine, encore bouleversée par le témoignage d’Audrey Pulvar quelques heures plus tôt sur France Inter, la présentatrice a tenté d’en savoir plus sur le cheminement qui a poussé la fille de l’acteur à témoigner quarante ans après les faits. Comme l’explique son avocate, l’onde de choc du livre de Camille Kouchner, La Familia Grande, aurait permis à Coline Berry de trouver la force nécessaire. Le 24 janvier 2021, elle porte plainte contre son père pour “viols et agressions sexuelles sur mineur de 15 ans par ascendant”.

“Ces hommes-là ne sont pas des monstres. C’est ce qu’il faut bien comprendre”

Lors de cette entrevue, il était surtout question de débattre autour de la notion de prescription dans le droit français. En effet, tout comme les faits reprochés à Olivier Duhamel en janvier dernier, l’inceste que pourrait avoir commis Richard Berry fait l’objet d’une prescription puisqu’il remonte à quarante ans en arrière. Pour Me Karine Shebabo, faire reconnaître l’accusé coupable n’est pas le but principal de la victime : “Aujourd’hui, la simple reconnaissance des faits lui suffit. Elle a énormément œuvré auprès de son père, pour que ce qu’on lui a fait soit entendu. Elle n’a jamais été entendue”, a expliqué l’avocate. “Si elle avait été entendue, elle n’aurait peut-être pas porté cette affaire publiquement ?”, demande Anne-Elisabeth Lemoine. “Ça, c’est une appréciation qu’elle seule peut vous donner”, répond Me Karine Shebabo. Mais ce n’est pas tout.

En fin d’émission, l’avocate de Coline Berry a tenu à faire passer un message au sujet des auteurs de violences sexuelles : “Je voudrais dire à Audrey Pulvar, et à tous les autres, que ces hommes-là ne sont pas des monstres. C’est ce qu’il faut bien comprendre. C’est pas parce qu’un homme est gentil, qu’il présente bien et qu’il est avec nous à une réunion, qu’on le connaît dans un cadre professionnel ou autre… qu’il ne peut pas être auteur de tels gestes. C’est ça qu’il faut bien comprendre”, a-t-elle déclaré, d’un ton très solennel, avant de conclure :Ils ont aussi leur part d’humanité. C’est toute la difficulté aussi pour Coline Rojtman de connaître la part d’humanité de son père au-delà de tout ce qu’elle a subi de sa part”.

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