Changement d’heure : quand sera-t-il finalement supprimé ?

Dimanche 31 octobre 2021, à trois heures du matin, il sera en fait deux heures. C’est le passage de l’heure d’été à l’heure d’hiver. Cette pratique, souvent controversée, devait prendre fin en 2021. Mais alors : pourquoi devons-nous encore faire avancer ou reculer les aiguilles de nos horloges ?

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Chaque année, c’est la même histoire : les illogiques peinent à savoir s’ils perdent ou gagnent une heure de sommeil. Les écolos, valorisent une bonne action pour la planète. Et les réfractaires râlent de devoir régler l’horloge du four deux fois par an. D’ailleurs, dimanche 31 octobre 2021, à votre réveil, cette fameuse horloge du four aura besoin d’être reculée d’une heure. Et oui, à trois heures du matin, il sera deux heures. Nous gagnons donc une heure de sommeil… Jusqu’au prochain changement, dans six mois. Bref : le changement d’heure, on ne peut pas y échapper ! Et pourtant, en 2019, le Parlement européen avait voté la fin du changement d’heure pour l’année 2021. L‘occasion de clore ce débat, une bonne fois pour toutes. Et puis, le covid est passé par là. Depuis mars 2020, le monde et l’Europe sont paralysés par la crise sanitaire et la problématique du changement d’heure n’est plus la priorité des États membres.

Des états qui n’arrivent pas à régler leurs montres !

En effet, de nombreux pays européens peinent encore à se remettre des conséquences économiques du coronavirus. Pire encore : certains états voient leurs cas remonter en flèche et tremblent déjà face à une cinquième vague de contamination.

Et ce n’est pas tout : au moment de la reprise des concertations sur la suppression du changement d’heure, certaines voix se sont faites entendre. Exemple : les pays nordiques qui aimeraient que l’Europe reste sur l’heure d’hiver. La France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, quant à eux, préfèrent l’heure d’été. Pour des raisons plus politiques, des états comme l’Estonie veulent le même horaire que la Russie, l’un de ses partenaires commerciaux. Bref : personne n’est d’accord et personne ne cède, évoquant évidemment les enjeux économiques de chacun.

Plus récemment, d’autres enjeux diplomatiques ont ralenti la continuité des négociations. Depuis quelque temps, la Pologne remet en cause le droit européen et évoque l’idée de retrouver une certaine souveraineté nationale sur certains sujets. De son côté, le Royaume-Uni fait trembler certains membres de l’UE, dont la France, depuis sont Brexit. La décision, qui devait être prise en mars 2021, traîne encore. Alors, gardez l’habitude de régler vos montres tous les six mois… Ça devrait durer encore quelque temps !

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