Christophe en réanimation : plus d'une fois, il a défié la mort

L’oiseau de nuit Christophe, atteint du coronavirus et hospitalisé en réanimation à Paris, a toujours aimé vivre dangereusement. Entre une passion débordante pour les voitures très rapides et des addictions qu’il est parvenu, pour certaines, à surmonter, le chanteur a défié la mort plus d’une fois…

Immense fan de James Dean dont il aime arborer le look décadent d’à la fin du film Géant, le chanteur Christophe, détecté positif au Coronavirus et hospitalisé en réanimation depuis le 26 mars à Paris a toujours aimé vivre dangereusement.

Au milieu des années soixante-dix, l’interprète de Succès fou et des Mots bleus a goûté aux paradis artificiels en compagne de son frère cadet Yves Bevilacqua. Au fil de séjours du côté d’Ibiza dans les Baléares, haut-lieu de la culture hippie. En 2011, l’ancien compagnon de Michèle Torr se souvenait dans les pages de Télé 7 Jours : « J’ai mélangé la coke avec de l’aspirine et j’ai eu un choc allergique très grave. J’ai failli y passer et j’ai tout arrêté ! » Sage décision.

Mort depuis d’un cancer en 2013 à l’âge de 66 ans, son frère Yves était également pilote dans son écurie de voitures de course, l’autre passion à haut-risque de Christophe. « J’ai même gagné le criterium Jean Behra, en 1968, à Magny-Cours, se souvenait-il en 2013 dans Le Journal des Femmes. J’ai même concouru contre Jean-Louis Trintignant avec un tonneau pour chacun ce jour là. »

Arrêté au volant avec Polnareff sur les Champs-Elysées

Austin Mini, Cadillac blanc nacré, Bentley Continental, Ferrari, Porsche, Rolls Royce, Citroën DS, Lamborghini Miura… Il les a toutes eues, mais ne peut plus les conduire. La faute a un retrait de permis suite à de multiples infractions : « Mon permis est à la Cité, là-bas. On me l’a fait sauter il y a dix ans à cause de trois excès de vitesse. Une première fois sous un pont, je roulais à 90km/h au lieu de 60. Une deuxième fois près de Beaune – et j’insiste, faites tous gaffe à ce radar !- à 240 km/h au lieu de 130… Et une troisième fois, de nuit. »

On en saura pas plus, Christophe a toujours eu pour habitude de garder ses mystères. Mais il n’en était pas à son coup d’essai, son permis ne tenais déjà plus auparavant qu’à un fil : « Un soir de fête avec Polnareff, je me suis fait arrêter par un agent de police sur les Champs-Elysées. J’ai un peu forcé le passage… Ça m’a valu deux ans de suspension de permis et trois ans de prison avec sursis. »

Début d’infarctus

Ne rechignant que rarement à trinquer et longtemps grand consommateur de cigarettes, ce père de deux enfants a arrêté de fumer à la fin des années quatre-vingt dix. Bien obligé après un début d’infarctus, comme il racontait en 1999 dans Libération : «J’ai arrêté de fumer. Cinq paquets, je me faisais, la nuit en travaillant. Le revêtement de ma baignoire était devenu marron. J’ai un pote qui est mort de ça. Ca m’a secoué. Un jour, au réveil, j’ai allumé une clope et j’ai été pris d’une douleur terrible dans la poitrine. J’ai fait venir un docteur. Depuis, je n’ai plus jamais fumé. » Encore une autre sage décision.

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