Delphine Jubillar partie faire le djihad ? La surprenante théorie de son mari Cédric

Le 24 août 2021, Le Parisien apporte de nouveaux éléments dans l’affaire de la disparition de Delphine Jubillar. Lors d’une audition, son mari Cédric aurait évoqué l’idée que sa femme était partie faire le Djihad.

  • Delphine Jubillar

Du nouveau dans l’enquête. Plus de huit mois après la disparition de Delphine Jubillar, les enquêteurs n’ont toujours ni aveu ni corps. Cependant, après avoir analysé les enregistrements téléphoniques de Cédric Jubillar, suspect numéro un dans l’affaire, mais aussi sa maison à Cagnac-les-Mines et interrogé son fils de six ans, Louis, l’étau se resserre dangereusement autour du mari de la disparue. Le père de famille a-t-il assassiné sa compagne après avoir découvert qu’elle avait une liaison avec un homme de Montauban ? L’artisan peintre de 33 ans affirme le contraire. Selon lui, son épouse aurait pu s’exiler en Espagne ou bien, comme le révèle Le Parisien le 24 août 2021, partir pour faire le Djihad. Une théorie qui a laissé les enquêteurs perplexes.

Un départ à caractère religieux

En effet, mercredi 23 décembre 2020, une semaine après la disparition de son épouse, le papa de deux enfants est de nouveau entendu par les gendarmes de Cagnac-les-Mines. L’homme affirme que la soirée du 15 décembre s’est déroulée sans heurt et affirme que sa femme devrait rapidement refaire surface. Cependant, au cours de ce même entretien, Cédric Jubillar va émettre l’idée que sa femme pourrait être partie dans un but religieux, explique Le Parisien : “Le jeune homme, 33 ans, évoque aussi l’hypothèse d’un départ au djihad de son épouse. Une piste vérifiée mais rapidement refermée”, expliquent-ils.

Lors d’une énième audition face aux gendarmes de la section de recherche de Toulouse, Cédric Jubillar avait également soupçonné sa femme de s’être exilée en Espagne pour refaire sa vie avec son “amant de Montauban”. Si les enquêteurs ont bien retrouvé la trace d’une Delphine Jubillar en Espagne, il ne s’agissait pas de la mère de famille disparue. Dominique Alzeari, procureur de Toulouse, avait lui-même écarté la thèse d’un “départ volontaire” lors de la conférence de presse du 18 juin : “La notion de suicide ou de départ volontaire est en contradiction totale avec les éléments du dossier.” Pour l’heure, Cédric Jubillar, incarcéré à l’isolement de la prison de Seysses, est toujours présumé innocent. Soupçonné d’avoir tué sa compagne, il risque la prison à perpétuité.

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