Des lycéens pris d'étranges malaises : que s'est-il passé dans ce cinéma du Loir-et-cher ?

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Lors de la projection scolaire du film Les Yeux sans visage, de Georges Franju, plusieurs élèves ont été pris de crises d’angoisse et de malaises. Un phénomène mystérieux que le gérant de la salle n’arrive pas à expliquer.

Vendredi 29 novembre, 135 lycéens se sont rendus au Palace, salle de cinéma de Romorantin, ville située au coeur de la Sologne. Dans le cadre de Lycéens au cinéma, opération organisée par l’Éducation Nationale, les adolescents doivent assister à la projection du film Les yeux sans visage, de Georges Franju sorti en 1960. La séance commence dans le calme lorsque certains spectateurs sont soudainement pris de malaises. Une première jeune fille, souvent sujette à ce genre de pathologie, perd connaissance. Elle est alors transportée dans le hall puis prise en charge par les pompiers. Mais un de ses camarades fait lui aussi un malaise à son tour. De nombreux autres élèves connaissent ensuite les mêmes symptômes ce qui provoque l’arrêt immédiat de la séance.

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Alertés par cette mystérieuse vague de malaises, les secours suspectent tout d’abord une intoxication au monoxyde de carbone. «Mais les pompiers ont complètement dédouané le cinéma, ils ont vu que les lieux étaient bien tenus», assure Francis Fourneau, le directeur de l’établissement, interrogé par nos confrères du Figaro. Le gérant de cette salle peine à expliquer ce qu’il qualifie de phénomène “étrange”. Il aborde les accents fantastiques du film projeté même si il considère que les élèves sont à un âge où “il n’y a rien d’exceptionnel à aller voir un tel film “. “Les syncopes ont débuté peu de temps après une scène choc et phare du film, où un chirurgien prélève un visage pour réparer sa fille défigurée dans un accident de la route”, rapporte La Nouvelle République.

Peut-être cela a heurté la susceptibilité de certaines personnes plus fragiles, a expliqué la sous-préfète de Romorantin, citée par La Nouvelle République . Après il y a un phénomène de groupe, avec des jeunes qui n’ont pas bien ou pas mangé le matin, les crises d’angoisse se succèdent.» L’angoisse des adolescents pourrait avoir grandi à la vue de leur camarade prise. Ce serait un effet de mimétisme qui les aurait fait défaillir ensuite.

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