“Des moments où ça va flinguer” : les députés LR prêts à en découdre contre la majorité

À l’Assemblée nationale, la macronie apprend désormais à composer avec ses oppositions. Parmi elles, Les Républicains, tantôt alliés de poids, tantôt ennemis redoutables. Mais le plus souvent, le parti de Valérie Pécresse essaie de tirer profit de la majorité relative d’Ensemble ! pour faire passer ses réformes.

Les Républicains ne s’en sont jamais cachés : la majorité relative acquise par la coalition Ensemble ! aux dernières élections législatives est un avantage considérable pour leur camp. Partageant un certain nombre d’idées avec la macronie, les députés LR ont su conserver leur place d’opposition, avec 59 élus, tout en apparaissant comme de potentiels alliés de l’exécutif sur certains projets de lois. Résultat, le parti humilié au premier tour de la dernière présidentielle avec 4,7 % récoltés par Valérie Pécresse, réussit tout de même à faire passer quelques amendements. De quoi remotiver les troupes, qui n’en oublient pas leur mission d’opposants. “Il y aura des coups de grisou, des moments où ça va flinguer”, alerte même un ex-député du groupe, encore très actif politiquement, dans les colonnes du Parisien, ce mercredi 27 juillet.

Il faut surveiller le changement de météo”, se méfie Aurélien Pradié, secrétaire général du parti, peut-être en lice pour le présider dès décembre prochain. La ligne de conduite officielle des Républicains par rapport au camp présidentiel reste le “cas par cas”, confirme Olivier Marleix, chef de file du groupe à l’Assemblée. “Ni complaisance avec le macronisme, ni dogmatisme : c’est notre ligne”, précisait quant à lui Bruno Retailleau, leader du groupe sénatorial, dans Le Parisien il y a quelques jours.

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Les Républicains, alliés et ennemis de la majorité présidentielle

Il y a quelques jours, ce dernier a d’ailleurs clarifié quelques points avec Élisabeth Borne. La Première ministre avait en effet demandé aux membres de la chambre haute du Parlement, où le camp de Bruno Retailleau est majoritaire, de faire preuve d’“esprit de responsabilité”. Ce qui n’a pas plu à l’ex-député de Vendée. Sur le plateau des 4 Vérités sur France 2, le 13 juillet dernier, l’ancien président de la région Pays de la Loire n’avait ainsi pas ménagé la cheffe du gouvernement. “L’esprit de responsabilité, on l’a toujours eu au Sénat”, avait-il déclaré agacé. Formule sur laquelle il est revenu dans le Journal du Dimanche, ce 17 juillet.J’ai dû me fâcher, mercredi sur France 2, dire qu’il fallait que le gouvernement quitte sa posture hautaine vis-à-vis du Sénat”, a-t-il précisé.

Une preuve que si Les Républicains peuvent, à l’occasion, devenir la roue de secours d’Ensemble !, ils n’en sont pas moins décidés à faire régner la contradiction.

Crédits photos : MPP / Bestimage

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