Élisabeth Borne, une femme à Matignon : pourquoi Emmanuel Macron pourrait la virer sans scrupules

L’élection d’Aurore Bergé à la tête du futur groupe Renaissance et la candidature de Yaël Braun-Pivet pour présider l’Assemblée nationale fait envisager à certains députés de la majorité le départ imminent d’Elisabeth Borne.

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  1. Elisabeth Borne


  2. Emmanuel Macron

Une semaine après les élections législatives et les résultats mitigés obtenus par la majorité, les bruits de couloirs sont nombreux au sein de La République en Marche. Ce jeudi 23 juin, des cadres du parti ont fait part à Libération de leurs pronostics sur l’avenir d’Elisabeth Borne à Matignon. La Première ministre, qui a remis le 21 juin dernier sa démission à Emmanuel Macron, refusée dans la foulée par le Président, serait, selon certains, sur le point d’être évincée. L’arrivée d’Aurore Bergé à la présidence de Renaissance, ainsi que la candidature de Yaël Braun-Pivet pour tenir les rênes de l’Assemblée nationale pourraient augurer un changement de cap : « Une femme à l’Assemblée permet un homme à Matignon. Je n’y crois pas, mais peut-être que d’autres y croient », explique un Marcheur au quotidien.

En outre, la recherche d’alliances avec les oppositions initiée par Emmanuel Macron pourrait favoriser le départ d’Elisabeth Borne. Le choix de deux femmes à des postes stratégiques laisserait le champ libre au chef de l’Etat pour placer un homme à la tête du gouvernement : « Ça arrange le Château d’avoir deux femmes à la présidence du groupe et de l’Assemblée au cas où il faudrait faire sortir Borne du gouvernement », précise encore une source de Libération. Autre son de cloche du côté d’un conseiller ministériel, qui assure dans L’Express : « il est difficile pour Macron de remplacer Borne sans se déjuger. ». Les signaux envoyés par Emmanuel Macron semblent valider cette hypothèse. Comme l’ont rappelé nos confrères de RTL, le Président n’a pas cité la Première ministre dans son allocution du 22 juin et a tenu à se charger de rencontrer les différentes forces politiques de l’Assemblée, un rôle qui d’ordinaire revient au chef du gouvernement, qui s’entretiendra avec les groupes parlementaires les 23 et 24 juin.

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Un possible vote de confiance le 5 juillet

Le 5 juillet prochain, Elisabeth Borne devra prononcer le traditionnel discours de politique générale devant l’Assemblée. Un baptême du feu pour la Première ministre, qui pourrait s’accompagner d’un vote de confiance. Après avoir présenté son programme devant l’hémicycle, puis le Sénat, la haute fonctionnaire se soumettrait alors à un vote des députés. Un suffrage par lequel les élus décideront d’accorder, ou non, leur confiance au gouvernement. Si d’ordinaire, les résultats s’avèrent positifs, le manque de majorité absolue de Renaissance pourrait transformer le scrutin en désaveu.

Parmi les partisans de cette initiative, Jean-Luc Mélenchon, qui déclarait dimanche 19 juin : « La première tâche du gouvernement de Mme Borne, puisqu’il y a une Assemblée qui vient d’être élue, c’est de se présenter devant l’Assemblée et de demander la confiance. ». L’écologiste Julien Bayou, ou encore le sénateur socialiste Patrick Kanner, partagent cet avis. La cheffe de la majorité pourrait bientôt clarifier la ligne directrice du gouvernement. Sortie du silence lors d’un déplacement en Île-de-France ce jeudi, Elisabeth Borne sera l’invitée de Ruth Elkrief sur LCI à partir de 20h50 ce 23 juin.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : Christophe Clovis / Bestimage

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