Emmanuel Macron en plein doute : “Il ne veut pas faire une Obama”

Dans les colonnes du Parisien, vendredi 27 mai, un membre de LREM a déclaré que l’une des intentions d’Emmanuel Macron est de préparer sa succession à l’Élysée, en faisant de nouveau barrage au Rassemblement national et, de manière générale, aux extrêmes.

Le Parisien a fait le point, vendredi 27 mai, sur les grandes lignes du programme d’Emmanuel Macron et de sa Première ministre Elisabeth Borne. Le président de la République et son nouveau bras droit réfléchissent actuellement aux meilleures façons de démarrer le quinquennat, en se concentrant sur les priorités. L’une d’elles est de repenser aux « contours de la nouvelle méthode qu’il a promise », comme l’a indiqué un membre de La République en Marche dans les colonnes de nos confrères. Cette même source a précisé que le chef de l’État « ne veut pas faire une Obama, qui avait vu son mandat devenir le marchepied à Trump« .

En effet, en 2027, Emmanuel Macron devra céder sa place à la fin de son second quinquennat et son intention est d’éloigner l’extrême droite de l’Élysée. Ainsi, l’ambition présidentielle est notamment de repenser le parti de la majorité, qui a d’ailleurs été rebaptisé Renaissance. Néanmoins, avant que ce nom ne soit officiellement adopté par tous, il y a du travail et celui-ci a été confié à Stéphane Séjourné, député européen, compagnon de Gabriel Attal, mais surtout conseiller proche du chef de l’État. L’homme politique de 37 ans a pour mission, pour le mois de juillet, de mettre en place une nouvelle façon d’appréhender l’ex-LREM. « Il s’agit de réfléchir au macronisme après Macron », a révélé un proche du dossier au Parisien. Une façon de faire comprendre que son successeur devra au maximum suivre ses traces, pour empêcher au RN, ou encore au parti Reconquête ! d’accéder au pouvoir.

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Une promesse déjà faite il y a cinq ans

Pour rappel, en 2017, Emmanuel Macron avait remporté l’élection présidentielle face à une Marine Le Pen qui avait rassemblé 22,3 % des voix. En 2022, la représentante du parti d’extrême droite grimpait sensiblement depuis son score d’il y a cinq ans, en remportant 41,4 % des suffrages. Lors de sa première victoire, le chef de l’État promettait aux Français qu’il « ferai[t] tout durant les cinq années » à venir « pour qu’ils [les électeurs] n’aient plus aucune raison de voter pour les extrêmes ». Comme un refrain qui se répète, donc.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : Aurélien Morissard/Panoramic/Bestimage

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