Francis Cabrel : ses touchantes confessions sur son enfance marquée par le manque d’argent

Francis Cabrel n’a pas toujours eu une vie facile. Plus jeune, sa famille ne roulait pas sur l’or. Très loin de là ! Un quotidien difficile qui a cependant forgé le célèbre chanteur.

Francis Cabrel

Une belle revanche sur la vie. A 67 ans, Francis Cabrel plus n’a rien à prouver. Devenu l’un des artistes majeurs de la scène musicale française, le chanteur poursuit sa carrière sans faute. Depuis la levée des restrictions liées à l’épidémie de Covid-19, l‘artiste a pu reprendre la route pour entamer sa tournée d’été. Un soulagement et un bonheur pour l’interprète de Sarbacane de retrouver son public avec lequel il a pu renouer et pour qui il chante les titres de son nouvel album, À l’aube revenant. Ce disque comporte des morceaux très personnels comme Te ressembler” où Francis Cabrel évoque son père. “C’est quelque chose que je m’étais fixé il y a très longtemps, presque comme un fil rouge de toutes mes ’écritures’, a-t-il confié dans les colonnes de Paris Match. Mais à chaque album je repoussais l’affaire. Au final, j’avais parlé de beaucoup de monde dans mes chansons, sauf de lui. Or il est quand même le personnage majeur de mon histoire. Parti trop tôt pour qu’on puisse discuter, lui et moi, de tout ce dont nous aurions dû“.

“Un salaire vraiment minimum”

Si ce texte est très intime, il est ainsi d’autant plus difficile pour Francis Cabrel de le chanter devant un public. Surtout pour lui qui a toujours été très pudique au sujet de sa vie et de sa famille. Et le passé n’a pas toujours été facile pour lui. Plus jeune, le chanteur a été marqué par les problèmes d’argent de son foyer. “Me dévoiler, raconter mon enfance, comment nous vivions, j’ai toujours trouvé cela misérabiliste. Et, même si je n’aime pas les histoires de conte de fées, il est vrai que nous sommes partis de rien, voire de triple zéro, a-t-il révélé. Mon père s’est sacrifié pour nous en travaillant tous les jours de sa vie. Il y avait trois enfants à faire vivre avec un salaire minimum, mais vraiment minimum. Les loisirs n’existaient pas, on voyait des gens le week-end qui se prélassaient, qui en profitaient. Nous, non, il fallait toujours faire un truc utile pour le foyer”.

Cette enfance difficile a cependant été une vraie école de la vie pour Francis Cabrel grâce aux valeurs inculquées par son père. “Il a lancé ses enfants dans le grand bain, ils s’en sont tous sortis de différentes manières, mais lui a vraiment trimé, a-t-il révélé. Moi, je m’en suis sorti par la guitare, qui m’est tombée dessus avec Michel Polnareff et Bob Dylan. Je trouvais ça marrant d’en avoir une dans les mains, mais je ne savais pas m’en servir. Je prenais juste la pose, c’était une attitude de rébellion par rapport à ce que l’on avait vécu. Au fond, mon père n’a pas été bien récompensé pour sa force de travail. Si je peux faire un parallèle entre ma vie et la sienne, je crois que quand je m’y mets je suis aussi bosseur que lui, j’ai la même concentration, la même ténacité“. Une persévérance qui l’a mené au sommet.

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