Françoise Hardy demande l'euthanasie pour "abréger les souffrances" dues à son cancer

Mardi 30 mars 2021, Françoise Hardy était invitée sur les ondes de RTL. La mère de Thomas Dutronc a prononcé avec beaucoup d’émotion un plaidoyer en faveur de l’euthanasie. Touchée par un cancer depuis plusieurs années, la chanteuse est à bout de forces.

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Épuisée après de longues années de combat. Mardi 30 mars 2021, Françoise Hardy était invitée sur les ondes de RTL pour faire la promotion de Chansons sur toi et nous, un recueil de tous ses textes accompagné de ses commentaires. À cette occasion, l’ex-compagne de Jacques Dutronc a pris la parole au sujet de la loi sur l’euthanasie qui n’est toujours pas légiférée en France, contrairement à nos voisins belges. À ce sujet, la maman de Thomas Dutronc, qui se bat depuis quinze ans contre plusieurs cancers, est claire : elle souhaiterait avoir le pouvoir de mettre fin à ses jours lorsque la douleur ne sera plus supportable. Et pour cause, Françoise Hardy est soumise à des effets indésirables de la chimiothérapie qui lui gâchent l’existence…

“Lorsqu’il n’y a plus d’espoir, il faut abréger les souffrances”

“Pour m’alimenter ça prend six heures par jour. Le reste du temps, je réponds aux mails, je fais des soins médicaux importants, je suis complètement asséchée de partout à cause des rayons. Ils m’ont traversé quarante-cinq fois la tête. Ils ont brûlé mes glandes salivaires…“, a-t-elle regretté au micro de RTL. De plus, comme elle le confiait à Paris Match le 18 mars 2021, l’interprète de Tous les garçons et les filles souffre fréquemment de “détresses respiratoires, de crises d’étouffement et de suffocation, sans parler des hémorragies nasales”. Un quotidien qu’elle qualifie aujourd’hui de “cauchemardesque” au point de demander le droit de mourir dans la dignité.

“À partir d’un certain moment où il y a beaucoup trop de souffrance et où il n’y a aucun espoir, il faut abréger les souffrances. C’est la moindre des choses. C’est humain”, a-t-elle commencé, avant d’évoquer l’euthanasie de sa propre mère. “Ma mère a eu la maladie de Charcot qui est absolument insupportable. Ma mère a pu, avec ma complicité, se faire euthanasier. De savoir que son médecin pourrait l’aider et faire en sorte qu’elle soit euthanasiée quand elle ne voudrait plus continuer à vivre cette horrible maladie. Ça a été un confort extraordinaire”, a-t-elle expliqué. Et de conclure : “Il faut que la France en fasse autant. Il faut faire cette loi.”

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