Françoise Hardy : ses troublantes confidences sur le jour où elle a demandé à son médecin de l’euthanasier

Françoise Hardy plaide pour une loi pour la fin de vie. La chanteuse de 77 ans a elle-même tenté un jour de demander à son médecin de l’aider à mourir, comme elle l’a révélé au micro de RTL.

Françoise Hardy

Françoise Hardy espère bien faire entendre sa voix dans le débat au sujet de la fin de vie. Souffrant d’un cancer du pharynx, la chanteuse de 77 ans n’hésite pas à se confier ouvertement sur ses souffrances en raison de ses très nombreuses radiothérapies. Un calvaire pour elle qui devient de plus en plus insupportable au point d’envisager d’avoir recours à l’euthanasie. “Je ne peux plus manger normalement ! Je ne peux plus vivre normalement ! Je ne peux plus sortir avec mes amis. C’est absolument épouvantable, mais pour le moment j’assure, a-t-elle confié au micro de Flavie Flament dans On est fait pour s’entendre sur RTL. J’arrive à me faire à manger. Tant que je peux faire ça, OK ! Mais si ça devient encore pire, si je suis affaiblie au point de ne plus pouvoir rien faire, moi je penserais sérieusement à l’euthanasie. Je ne peux pas rester comme ça à attendre que la mort arrive, parce que je ne peux plus vivre. Je ne peux plus faire les choses que ma vie requiert.

“J’avais demandé à un médecin s’il accepterait de m’aider à partir”

Et si Françoise Hardy compte bien demander de l’aide pour abréger ses souffrances, elle avait déjà fait une requête à son médecin, après avoir frôlé la mort. “Moi ça m’est déjà arrivé de le demander ! Quand je me suis réveillée en 2015 à l’hôpital et que j’avais vraiment failli mourir, les médecins avaient prévenu Thomas, et puis Thomas devait prévenir son père que c’était la fin, a-t-elle révélé. Quand je suis revenue à moi, il fallait qu’on m’administre des chimiothérapies, et puis à nouveau une immunothérapie que je savais bien supporter. Mais la chimiothérapie je n’étais pas sûre du tout, et je n’étais pas sûre que ça fonctionne ! J’avais donc demandé à un médecin s’il accepterait de m’aider à partir si jamais ça ne fonctionnait pas.”

Mais avant le début de ses traitements, son médecin a été catégorique et a refusé de l’aider à mourir. “Il m’a dit que c’était excessivement compliqué. C’est là où j’ai compris qu’un médecin risquait beaucoup trop de choses à faire cela“, a confié Françoise Hardy. Un refus qu’elle a accepté même si pour elle, laisser un patient souffrir est une forme “d’inhumanité“.

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