Glorian Kabongo ("Affaire conclue") : son histoire familiale, sa femme, le marché belge… il se confie – EXCLU

INTERVIEW – Glorian Kabongo est un nouvel acheteur dans l’équipe d’Affaire conclue. L’occasion pour Femme Actuelle de recueillir ses confidences sur son parcours et sur son arrivée dans l’émission de France 2.

  • Sophie Davant
  • Julien Cohen

Depuis le 1er février 2021, les téléspectateurs ont découvert un nouvel acheteur dans l’émission Affaire conclue. Glorian Kabongo est venu renforcer les rangs d’un programme qui cartonne chaque jour sur France 2. Le marchand belge de 53 ans s’est confié à Femme Actuelle sur l’accueil qu’il a reçu, sur son changement de métier et sur sa famille.

Femme Actuelle : Comment avez-vous été recruté sur Affaire conclue ?
Glorian Kabongo :
J’ai croisé Julien Cohen à une brocante que je fais à Bruxelles depuis un certain temps. C’est la première fois que je le rencontrais. Il est venu me parler et m’a demandé si participer à l’émission pouvait m’intéresser. J’ai répondu oui. On a fait une petite vidéo. Puis, la production m’a téléphoné et j’ai passé un casting, Covid oblige, par téléphone. Ensuite, je suis allé me présenter aux producteurs.

Comment s’est passé votre premier jour de tournage ?
G. K. :
Très bien dans l’ensemble. L’équipe de production et les acheteurs ont été d’une très grande gentillesse avec moi. L’ambiance est très conviviale. Ils m’ont mis directement à l’aise malgré le trac. J’ai eu la chance de faire le voyage à Paris avec Stéphane Vanhandenhoven pour aller sur le tournage. J’ai eu l’occasion de discuter longuement avec lui. Il m’a très gentiment briefé et donné quelques informations qui m’ont beaucoup aidé.

Le connaissiez-vous déjà ?
G. K. :
Tous les marchands se connaissent sur Bruxelles mais je ne fréquentais pas particulièrement Stéphane. Nous avons cependant des relations en commun.

“Sophie Davant n’a pas beaucoup de temps à nous consacrer sur le tournage”

Quelles sont vos relations avec Sophie Davant ?
G. K. :
J’ai eu l’opportunité de la croiser mais dans l’ensemble elle a l’air fort occupée. Nous nous sommes présentés le premier jour. Elle fait son travail de son côté. Je pense qu’elle n’a pas beaucoup de temps à nous consacrer sur le tournage. Elle est venue me présenter à la fin de la première émission comme étant le nouvel acheteur belge.

Qui vous a donné le goût pour la brocante ?
G. K. :
C’est une longue histoire ! Ce sont des circonstances familiales. Dans ma belle-famille, ils sont dans la brocante depuis les années 1920. Je n’étais absolument pas dans ce milieu. Mais il y a eu un concours de circonstances qui a fait, il y a environ vingt-cinq ans, suite au décès du grand-père de mon épouse, qu’il y avait une place à prendre dans l’entreprise familiale de brocante. Comme c’est un métier qui se transmet, mon beau-père m’a proposé d’intégrer la société.

Quel métier exerciez-vous avant ?
G. K. :
Je travaillais dans le bâtiment en tant qu’entrepreneur indépendant. Mon beau-père m’a proposé un deal en me disant : “écoute, si tu veux, tu peux intégrer la société. Je te demanderai deux choses : de suivre des cours d’antiquariat et, à côté de ça, de me suivre en salle de vente et chez des particuliers“. J’ai passé des journées et des soirées entières dans des salles de vente à noter les prix des meubles et des objets. Et dans la journée, on allait aussi chez des particuliers. Je notais tout. C’est mon beau-père qui m’a transmis les choses. Après quatre ans d’études, je me suis mis à acheter et à revendre moi-même. On avait l’avantage d’avoir un entrepôt à disposition. J’ai commencé à travailler en collaboration avec mon beau-père pendant quelques années. Depuis 2005, j’ai repris l’entreprise.

“Avec ma femme, nous sommes mariés depuis 28 ans”

Et votre femme travaille-t-elle également dans l’entreprise familiale ?
G. K. :
Non. Mais, elle m’assiste dans tout ce qui est comptabilité. Ça ne l’intéressait pas plus que ça de travailler dans la brocante. Angélique, ma femme, a un autre métier, elle est esthéticienne. Elle a 51 ans et nous sommes mariés depuis vingt-huit ans.

Avez-vous des enfants ?
G. K. :
Nous avons deux filles de 26 et de 22 ans. L’aînée s’appelle Alice et la cadette Émilie.

Envisagent-elles de reprendre l’activité familiale ?
G. K. :
Non. Pas du tout. Mes deux filles sont dans le social. Alice travaille au ministère des Affaires Étrangères au service opération et développement. Émilie termine un master en sciences sociales. Mais elles s’intéressent toutes les deux à l’Art. Mes filles voient tout ce que j’aime et que je garde juste pour le plaisir. On en parle et je leur explique. Et il y a les grands-parents qui expliquent aussi. Elles ont baigné dedans depuis toutes petites.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous ?
G. K. :
J’ai 53 ans. Je suis né, en 1967, au Nigéria, en Afrique, d’une mère belge et d’un père congolais. Mes parents ont fait un bref passage à Paris quand j’avais un an. Puis, je suis arrivé en Belgique, à l’âge de trois ans et demi, car mes parents ont divorcé à ce moment-là. J’ai été élevé par mes grands-parents jusqu’à mes 12 ans.

Vous n’avez aucun souvenir de l’Afrique ?
G. K. :
Si, parce que j’y suis retourné après. À 12 ans, j’ai quitté la Belgique pour retrouver mon père au Sénégal. J’y suis resté quatre ans. Je suis revenu en Belgique pour terminer mes études. C’était plus ou moins chaotique. J’ai fait un peu de comptabilité et de sciences éco.

Vous qui habitez en Belgique, quels sont les objets qui se vendent mieux en Belgique qu’en France ?
G. K. :
Déjà nos artistes. On les vendra mieux chez nous que chez vous, en France. Excepté pour quelques érudits. Par exemple, le cristal Val Saint-Lambert est une cristallerie très connue en Belgique. Il y a énormément de foyers qui ont acheté cette marque au cours des siècles. On achète plus du Val Saint-Lambert que du Baccarat. On ne va pas essayer de vendre cette marque en France. Mais le marché change. Il y a pas mal d’expatriés français en Belgique. À Bruxelles, les verres Baccarat ont du succès parce qu’il y a beaucoup de Français. Le marché se transforme et on s’adapte. C’est la qualité de l’objet qui importe. Chez nous, en mobilier, les meubles de Victor Horta sont très bien connus. Il est belge et tout le monde connaît l’Art Nouveau de Victor Horta. Ce sont des objets qui se vendent partout.

“J’ai deux entrepôts, un à Bruxelles et un autre en banlieue”

Avez-vous une spécialité dans ce que vous vendez et achetez ?
G. K. :
J’ai une affection pour le XIXe. Mais j’achète aussi bien une table espagnole du XVIIe qu’un meuble contemporain. Je suis généraliste. Je peux acheter du mobilier Watts ou Chale qui se vendent aussi chez vous.

Où vendez-vous vos objets ?
G. K. :
J’ai deux entrepôts, un à Bruxelles et un autre en banlieue. J’ai une galerie permanente dans un endroit où sont installées normalement des brocantes, mais on ne peut plus en faire en ce moment. J’ai aussi un stand dans une galerie marchande au centre de Bruxelles. Je revends les objets achetés dans l’émission dans mes points de vente. En fonction de la valeur de l’objet et de sa qualité, je les distille dans chacune de mes adresses. On va donner sa chance à l’objet une fois à droite, une fois à gauche.

Avez-vous des difficultés pour participer aux tournages à cause de la pandémie ?
G. K. :
Oui, effectivement. Je ne sais pas quand je vais faire le prochain tournage. Mais il semblerait que vues les restrictions qui sont imposées en France, ça va devenir un peu plus compliqué d’aller jusqu’à Paris.

Laurent Journo, un nouvel acheteur comme vous, a fait une boulette lors d’une émission. Il avait demandé l’estimation de l’objet au vendeur et s’est fait rabrouer par Julien Cohen. Avez-vous commis une petite boulette comme lui ?
G. K. :
Je vais jouer franc jeu. Je ne m’en souviens pas. Ça aurait pu être possible, sous la pression, le fait de se retrouver là en se demandant ce que l’on fait là, même si c’est une très belle expérience, il se peut que je l’ai faite. Mais maintenant si c’est le cas, c’était vraiment une maladresse. Je ne veux pas me dédouaner. Je n’en sais rien du tout.

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