Isabelle Demongeot violée par son entraîneur : son appel à Brigitte Macron

L’ancienne joueuse de tennis milite pour un meilleur accompagnement des victimes de crimes sexuels et espère le soutien de l’épouse du président de la République.

Ce lundi soir, TF1 va diffuser Service volé avec l’actrice Julie de Bona, dans le rôle de la championne de tennis Isabelle Demongeot. À l’occasion de l’adaptation sur petit écran de cette terrible histoire, la sportive s’est confiée dans une interview au Figaro. Elle explique vouloir se battre contre les violences sexuelles dans le sport, après avoir été elle-même violée et avoir subi des attouchements durant neuf ans, dès l’âge de 13 ans, par son entraîneur.

Isabelle Demongeot, qui a eu le courage de dénoncer les crimes subis, explique au Figaro que les victimes doivent être écoutées par des oreilles attentives : « Il est essentiel que la parole d’une personne abusée soit accompagnée par ses proches et par les instances. » Actuellement, la championne déplore le manque de soutien et de suivi pour les victimes : « Je trouve que rien n’est fait actuellement pour soutenir psychologiquement et financièrement le parcours du combattant que représente un dépôt de plainte. Et il y a aussi beaucoup de choses à faire sur la formation des entraîneurs et le respect des joueuses. »

Elle souhaite accompagner les victimes tout au long de leur vie

Pour autant, l’ancienne championne de 55 ans garde espoir et pense que les moyens doivent être mis pour faire changer les choses : « La Fédération française de tennis m’a ouvert la porte. Je travaille sur la protection des mineurs et je propose qu’une assurance aide financièrement les victimes dans leur combat judiciaire. » Elle rappelle que ces agissements marquent et même détruisent de nombreuses vies et espère que Brigitte Macron saura appuyer de son poids sa courageuse entreprise de réparation : « J’ai soumis l’idée à Brigitte Macron de monter une cellule privée pour accompagner les victimes. Sans parler de la réparation, essentielle à mes yeux. Notre drame ne se voit pas, mais c’est un handicap à vie.« 

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : JEAN LOUIS MACAULT / BESTIMAGE

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