« Je les emmerde » : Sibeth Ndiaye victime de racisme, elle réplique

Figure emblématique de la Macronie, Sibeth Ndiaye a fait quelques confidences dans le livre « Elysée Confidentiel ». L’ex-porte-parole du gouvernement revient sur ses années auprès du président, marquées par des polémiques mais aussi le racisme qu’elle a subi.

C’est une fidèle parmi les fidèles. Aux côtés d’Emmanuel Macron tout au long de son ascension, de Bercy à l’Élysée, Sibeth Ndiaye fait partie des portraits que l’on retrouve dans le livre Élysée Confidentiel, consacré à ceux qui ont fait la Macronie. Un ouvrage signé Eliot Blondet et Paul Larrouturou dans lequel l’ancienne porte-parole du gouvernement, aujourd’hui secrétaire générale d’Adecco France, revient sur quelques moments forts de son parcours chez les marcheurs. Et notamment le racisme contre lequel elle a dû se battre, avec le soutien d’Emmanuel Macron, dont elle est devenue très proche.

En témoigne cette mésaventure vécue en juin 2015. Jusqu’alors jamais confronté à une discrimination de la sorte, Emmanuel Macron voit Sibeth Ndiaye systématiquement bloquée par le service d’ordre du salon du Bourget, où il s’est rendu en tant que ministre de l’Économie. « À la fin, il est venu me voir et m’a serrée dans ses bras, se souvient l’ex-conseillère. Il a compris un truc ce jour-là et après, il s’est toujours assuré que j’étais présente. » Le racisme frappera à nouveau le 8 mai 2019, lorsqu’on lui refuse encore l’accès à l’Arc de triomphe – « Cela n’a même pas duré deux secondes, mais ça m’a marquée » – puis lors du 14 juillet suivant. Cette fois, c’est son look bleu-blanc-rouge qui est critiqué. « Une tenue de cirque« , ose Nadine Morano.

Sibeth Ndiaye et la réalité du racisme en France

« Une partie de la France est encore tout simplement raciste. Il ne faut pas nous cacher derrière notre petit doigt, c’est la réalité », déplore Sibeth Ndiaye, se défendant d’avoir voulu jouer la provoc’. « Ma couleur de peau n’est devenue une revendication que quand j’ai commencé à être attaquée à son sujet de manière essentialiste. Je ne vais pas me mettre à lisser mes cheveux ou faire du « khesseul » (dépigmentation volontaire de la peau, ndlr) pour correspondre à ce que, eux, les racistes, considèrent comme le canon de votre beauté. Désolée. Je les emmerde« , conclut-elle avec son franc-parler intact.

Crédits photos : Eliot Blondet / Pool / Bestimage

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