« Je ne supporte plus ça » : Robert Badinter très remonté se livre face à Ali Baddou

Invité de l’émission C l’hebdo, sur France 5, l’ancien ministre de la Justice, Robert Badinter, s’est montré particulièrement énervé face aux critiques récentes en direction de la justice.

Un véritable plaidoyer en faveur de la justice française. Invité sur le plateau de l’émission C l’hebdo, sur France 5, ce samedi 5 juin, Robert Badinter a posé son regard sur l’actualité récente. Plus particulièrement sur les critiques émises par certains responsables politiques et syndicats de policiers, qui ont dénoncé publiquement une justice laxiste à la suite de faits-divers (féminicides, chasses à l’homme…) et débats sécuritaires qui se sont déroulés en France ces dernières semaines. “Tant de dévouement à la chose publique, c’est toujours payé par les critiques de démagogues”, a observé l’ancien ministre de la Justice à l’œuvre durant le mandat de François Mitterrand. Et de s’insurger : Je ne supporte plus ça !

L’ancien grand avocat, qui a combattu pour l’abolition de la peine de mort et la réforme des prisons, en a pleinement conscience. La justice française “n’est pas la meilleure justice du monde, ni la meilleure justice d’Europe”. Mais, selon Robert Badinter, elle est “loin d’être celle que l’on croit”. “C’est une justice où les magistrats font tout ce qu’ils peuvent. Accablée littéralement de travaux, sans moyens, mais consciencieuse, honnête. La corruption n’existe pas dans la justice française”, a-t-il déclaré face à Ali Baddou.

⚖ “Ce n’est pas la meilleure justice du monde, ni la meilleure justice d’Europe. Mais c’est loin d’être celle que l’on croit. C’est une justice où les magistrats font tout ce qu’ils peuvent !”
📺 Robert Badinter remonté face aux critiques sur la justice. Rdv à 19h sur @France5tv pic.twitter.com/IQR1ry0aS9

“Les États généraux de la justice” lancés prochainement

Les propos tenus de Robert Badinter interviennent alors que l’Élysée a annoncé, ce samedi 5 juin, qu’Emmanuel Macron avait décidé de “lancer les États généraux de la justice”. L’entourage d’Éric Dupond-Moretti, le garde des Sceaux, a précisé qu’ils se dérouleront “sur plusieurs semaines à partir de la rentrée de septembre” et “sans autocensure”. “Tous les acteurs de la justice y seront conviés”, ainsi que les personnels pénitentiaires, les forces de sécurité intérieures et les citoyens. Le président de la République souhaite également que le ministre de la Justice “rende compte chaque année au Parlement de la politique pénale du gouvernement”, a indiqué l’Élysée dans un communiqué relayé par Le Monde.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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