« Je n’oublierai jamais » : Emmanuel Macron ouvre son coeur dans un message très personnel

Après trois jours passés en Polynésie, Emmanuel Macron retrouve la métropole ce mercredi. Non sans oublier d’adresser un dernier chaleureux message à ses compatriotes polynésiens, au terme d’une visite qu’il “n’oubliera jamais“.

Sa première visite aura été riche en émotions. Accueilli dimanche par une émouvante Marseillaise et d’innombrable colliers de fleurs dont les réseaux sociaux ont beaucoup parlé, Emmanuel Macron a publié un touchant message avant de quitter la Polynésie. “Avec beaucoup de cœur et émotion, je veux dire que je n’oublierai jamais ces trois jours à vos côtés. Ici c’est la Polynésie, mais ici c’est la France ! Merci chers compatriotes polynésiens“, a-t-il salué sur Instagram, avant de lancer un “vive la Polynésie, vive la République, vive la France” dans la langue locale.

Des mots qui font écho à la réaction du président face à l’émouvante Marseillaise entonnée à son arrivée. Malgré l’habitude et les centaines d’interprétations de l’hymne entendues depuis 2017, le chef de l’Etat avait été très touché. “Je n’oublierai jamais la Marseillaise que nous avons chanté tous ensemble. Jamais, a-t-il lancé lors de son discours. Elle disait en même temps que vous aimez la France alors je veux vous dire ce soir que la France vous aime.” Venu aux îles Marquises, où il s’est aussi recueilli sur les tombes de Jacques Brel et Paul Gauguin, pour soutenir la candidature au patrimoine mondial de l’Unesco, il a reçu un accueil traditionnel avec la participation 600 danseurs et musiciens.

Cette Marseillaise, je ne l'oublierai jamais. Vous aimez la France, et la France vous aime. Ensemble nous faisons Nation.
Vive les Marquises !
Vive la Polynésie !
Vive la France ! pic.twitter.com/W9L993xQvG

Emmanuel Macron reconnaît “la dette” de la France envers la Polynésie

En plus d’évoquer la vaccination contre le Covid ou encore la lutte contre les cyclones, Emmanuel Macron a terminé sa visite par des mots très attendus sur les essais nucléaires français réalisés dans la région pendant trente ans, jusqu’en 1996. Il a promis d’accélérer l’examen des droits à réparation pour les victimes mais n’a pas présenté d’excuses au nom de l’Etat, que réclamaient certains. “La nation a une dette à l’égard de la Polynésie française. Cette dette est le fait d’avoir abrité ces essais, en particulier ceux entre 1966 et 1974, dont on ne peut absolument pas dire qu’ils étaient propres, a-t-il lâché, sous les applaudissements. Je pense que c’est vrai qu’on n’aurait pas fait ces mêmes essais dans la Creuse ou en Bretagne. On l’a fait ici parce que c’était plus loin, parce que c’était perdu au milieu du Pacifique”.

Crédits photos : Blondet Eliot/ABACA

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