« Je sais qu’il m’a menti » : Emmanuel Macron ne mâche pas ses mots

La pilule de l’affaire des sous-marins ne passe toujours pas du côté d’Emmanuel Macron. Interrogé en marge du G20 dimanche 31 octobre, le chef de l’État n’a pas fait preuve de tendresse à l’égard du Premier ministre australien Scott Morrison, comme l’ont rapporté nos confrères du Parisien.

L’Hexagone vit un sommet diplomatique sous haute tension. Après avoir interpellé Boris Johnson sur l’épineuse problématique de la répartition des zones de pêche franco-britanniques, Emmanuel Macron a adressé un message des plus fermes au Premier ministre australien Scott Morrison. Dans les couloirs du G20, dimanche 31 octobre, le président de la République s’est confié sur le positionnement du dirigeant dans le cadre de la crise des sous-marins. À la question des journalistes “Pensez-vous que Scott Morrison vous a menti ?”, il s’est empressé de répondre sans détour : “Je ne le pense pas, je le sais”, comme l’a rapporté un article du Parisien.

Profondément déçu par l’attitude de ses confrères australiens, Emmanuel Macron a profité de cette entrevue journalistique pour lancer un ultimatum à Scott Morrison : “Reste maintenant à savoir quelle décision il va prendre. Il a 18 mois pour changer de direction, bonne chance.” Mais la ​​rupture du contrat franco-australien ne devrait pas servir de motif pour biaiser les futurs partenariats entre les deux pays comme le laissait entendre le Président sur une note plus optimiste : “Il ne faut jamais dire jamais, car nous avons des valeurs en communs.

WATCH: The extraordinary moment French President Emmanuel Macron accuses Prime Minister Scott Morrison of lying to him. We approached President Macron on the sidelines of the G20. @sbsnews #auspol pic.twitter.com/SUyIcQsiE0

Un possible retour en arrière ?

Emmanuel Macron a mis les bouchées doubles pour tenter de régler cette fâcheuse affaire. Lui et le président américain Joe Biden, qui avait finalement mis la main sur le contrat militaire, s’étaient entretenus sur le sujet la veille de l’ouverture du G20. “Ce qu’il s’est passé a été maladroit. Je veux être clair : la France est un partenaire précieux et c’est une puissance en tant que telle. Nous partageons les mêmes valeurs« , avait ainsi laissé entendre le successeur de Donald Trump.

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : Backgrid UK/ Bestimage

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