Joana, la fille de Daniel Balavoine, se confie sur son combat contre la drogue : “Toute emprise sert à combler un vide”

INTERVIEW – Mercredi 1er septembre 2021, Joana Balavoine publiait Les lions endormis, une bande-dessinée qui retrace son parcours, et notamment son combat contre la drogue. À cette occasion, la fille de Daniel Balavoine a accepté de se confier devant la caméra de Femme Actuelle.

  • Joana Balavoine
  • Daniel Balavoine

Le 14 janvier 1986, Joana Balavoine est encore dans le ventre de sa mère, Corinne Barcessat, lorsqu’un terrible accident d’hélicoptère lui arrache son papa. Dès sa naissance, la fille de Daniel Balavoine a donc dû apprendre à vivre sans figure paternelle… mais avec un nom de famille qui l’a propulsée d’office dans le monde de la célébrité. Si cela n’a pas toujours été facile, la jeune femme désormais âgée de 35 ans a finalement marché dans les pas de son père, en embrassant une carrière musicale. En parallèle, la sœur cadette de Jérémie Balavoine vient tout juste de publier sa première bande-dessinée. Réalisée en collaboration avec la scénariste Sylvie Gaillard et la dessinatrice Fanny Montgermont, Les lions endormis – parue mercredi 1er septembre 2021 aux éditions Bamboo – raconte son histoire, son combat contre la drogue. En effet, Joana Balavoine a plongé dans la cocaïne très jeune. Et après 14 années d’addiction, elle a finalement réussi à s’en sortir.

“Dès le matin, je me réveillais et c’était un joint, une ligne de cocaïne, un café”

Joana Balavoine a accepté de revenir sur ce difficile combat au cours d’une interview avec Femme Actuelle, à retrouver dans notre vidéo ci-dessus. De sa première ligne de cocaïne à son quotidien d’ancienne addict, en passant par sa cure de désintoxication, elle se livre à cœur ouvert devant notre caméra : “La première fois que j’ai pris de la drogue, j’avais 16 ans. J’avais pris un petit boulot d’été et un soir, on m’a proposé de la cocaïne et de l’ecstasy. Je crois que je me suis laissée prendre avec insouciance, et inconscience, comme finalement beaucoup de jeunes.” C’est aux alentours de ses 25 ans que la jeune femme a “vraiment commencé à glisser” sur cette dangereuse pente. “Dès le matin, je me réveillais et c’était un joint, une ligne de cocaïne, un café. Et en fait, rien qu’à partir de là, la journée est foutue”, nous confie la fille de Daniel Balavoine.

Le problème de la drogue, c’est qu’on se transforme. On se crée un personnage, on tombe dans l’illusion. L’illusion que tout est possible, que c’est merveilleux. Il y a une partie de moi qui savait que j’étais malheureuse, et une autre partie qui s’accrochait à l’illusion que tout va bien”, se souvient Joana Balavoine, désormais sevrée. Et de poursuivre : “Toute emprise sert à combler un vide. L’absence d’un père, donc d’un équilibre, d’une structure, ça a été douloureux.” Mais c’est aussi grâce à l’héritage culturel laissé par Daniel Balavoine que la jeune femme a pu se sortir de ce cercle infernal : “Le fait d’avoir ce nom de famille, d’avoir le père que j’ai eu, à un moment, je me suis dit : ‘Je ne peux pas gâcher tout ça’.”

“Aujourd’hui, je me sens bien”

Joana Balavoine l’affirme, “le plus difficile arrive après la cure”. Ces semaines de désintoxication auprès de professionnels, elle les compare à “une béquille”. Et forcément, à la sortie, “il faut réapprendre à marcher”. Grâce à un psychothérapeute, la chanteuse a finalement réussi à se reconstruire. En s’exilant à la campagne, Joana Balavoine a pu se ressourcer. Jardinage, lecture, musique… La jeune femme s’est découvert de nouveaux passes-temps. Elle s’est ainsi échappée de cette “prison” qu’est l’addiction à la drogue. “Aujourd’hui, je me sens bien, conclut-elle, plus souriante que jamais, face à notre objectif. Un beau message d’espoir, qu’elle veut donc transmettre à travers la BD Les lions endormis.

A lire aussi : La fille de Daniel Balavoine, Joana, se confie sur sa vie amoureuse : “Tout tournait au drame”

Source: Lire L’Article Complet