Josiane Balasko revient sur ses débuts : “Je ne faisais pas b*nder les metteurs en scène” – INTERVIEW

De retour au théâtre depuis septembre 2021, dans la pièce Un chalet à Gstaad, Josiane Balasko a accepté de se confier à la caméra de Femme Actuelle entre deux représentations. La célèbre comédienne est revenue pour nous sur ses débuts pas évidents dans le métier, notamment à cause de son physique.

  • Josiane Balasko

Membre emblématique de la troupe du Splendid et actrice incontournable du cinéma comique français depuis plus d’un demi-siècle, Josiane Balasko a prouvé sa valeur à de nombreuses reprises au fil des décennies. Si elle est aujourd’hui considérée comme un monument dans son domaine, les débuts de sa carrière n’ont pas été des plus évidents… notamment à cause de son physique. Bien des années avant l’ère du body positivisme, la comédienne – qui a d’ailleurs subi une opération de chirurgie esthétique suite aux commentaires désobligeants sur son apparence – a eu du mal à trouver sa place dans un monde où les seules femmes qu’il était acceptable de voir sur grand écran ressemblaient à des poupées aux mensurations parfaites. C’est en tout cas ce qu’elle a confié dans une interview accordée à Femme Actuelle (à retrouver dans notre vidéo ci-dessus) – à l’occasion de son retour au théâtre dans la pièce Un chalet à Gstaad, qu’elle interprète six jours sur sept depuis septembre 2021.

“Mon physique ne correspondait pas aux normes”

Aux prémices de sa carrière, la jeune Josiane Balasko se rend compte qu’elle ne ressemble pas à ce que l’on attend d’une star de cinéma. “Je pense que j’avais un physique qui ne correspondait pas aux normes, entre guillemets romantiques et diaphanes, des jeunes actrices de l’époque”, explique-t-elle face à notre caméra, avant d’ajouter, avec le franc-parler qu’on lui connaît : “Donc, qui ne faisait pas b*nder les metteurs en scène.” En effet, comme l’analyse la star des Bronzés au cours de cet entretien, les réalisateurs voyaient à l’époque les rôles féminins comme des objets de séduction. Josiane Balasko se réjouit toutefois que le cinéma se soit adapté à une vision plus moderne de la femme au fil du temps : “Depuis, ça a changé. Il y a des actrices qui n’ont pas de physique particulièrement convaincant dans le côté sexy et tout ça. Je pense par exemple à Sylvie Testud, qui est une grande actrice, à Corinne Masiero, à ma fille aussi, Marilou [Berry], qui a un physique particulier mais qui en joue…” D’ailleurs, Josiane Balasko assure avoir elle-même pris “plaisir à s’enlaidir” pour certains films, notamment Le grand partage ou encore Le Hérisson !

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