Laurent Wauquiez à la rescousse de Valérie Pécresse : il met la main à la poche

Son score en dessous de 5 % ne lui a pas permis de voir ses frais de campagne remboursés par l’État. Valérie Pécresse doit donc rembourser 5 millions d’euros. Une mission difficile pour laquelle elle peut compter sur le soutien de certains membres de sa famille politique.

L’après-premier tour de l’élection présidentielle n’a pas été facile à vivre pour Valérie Pécresse. Avec un score en dessous de la barre des 5 %, la candidate du parti Les Républicains n’a pas pu faire rembourser ses frais de campagne par l’État. La présidente de la région Île-de-France a donc lancé un appel au don pour renflouer les caisses du parti, déficitaire de 5 millions d’euros, dont 1 million serait toujours manquant. Une situation critique pour le parti de droite qui peut néanmoins compter sur le soutien de ses membres. Comme l’a révélé le Journal du Dimanche ce 15 mai, Laurent Wauquiez aurait mis la main au portefeuille. En effet, d’après l’hebdomadaire, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes aurait déboursé 2 000 euros.

Valérie Pécresse a jusqu’au 31 mai pour trouver le million manquant. Une tâche dans laquelle elle est aidée par les membres de son parti, dont le président du Sénat, Gérard Larcher. Mais il y en a un dont l’argent n’a pas été accepté : Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République avait, comme Laurent Wauquiez, fait un don de 2.000 euros pour renflouer les caisses. Mais l’ancienne candidate a préféré les lui rendre. La raison ? Le manque de soutien du mari de Carla Bruni pendant toute la campagne et les piques lancées régulièrement à son encontre. Une attitude qui, pour Valérie Pécresse, a largement contribué à sa défaite. « Elle ne demande pas la charité, mais la solidarité et l’amitié. C’est une femme d’honneur », avait justifié à l’AFP un de ses proches.

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« J’ai repris mon souffle »

Un mois après ce douloureux échec, Valérie Pécresse a fait sa première apparition publique vendredi 13 mai, lors de l’inauguration de la Biennale d’architecture et de paysage de Versailles. « J’ai repris mon souffle, je suis partie marcher dans la nature et c’est ce qui ressource le mieux », a-t-elle déclaré devant les caméras présentes pour couvrir l’événement. « Écoutez, vous savez en politique, soit on gagne, soit on apprend. On va dire que j’ai beaucoup appris. »

Article écrit en collaboration avec 6Medias.

Crédits photos : JB Autissier / Panoramic / Bestimage

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