Le dernier clip de Wejdene agace les défenseurs des animaux

La branche française de Peta, l’organisation militant pour « une éthique dans le traitement des animaux » sort les griffes face à Wejdene. Dans
la vidéo de son dernier morceau, 16, mise en ligne dimanche, la chanteuse apparaît au côté d’un ours noir.

Cet animal « n’a rien à faire dans un clip », s’est agacée l’association lundi en expliquant, sur Twitter, avoir écrit à l’artiste « pour l’informer sur la souffrance des animaux captifs ». « Espérons qu’entre elle et l’exploitation des animaux en captivité, c’est terminé, c’est fini ! », a ajouté Peta France.

Et d’insister, dans un second message : « Les animaux sauvages utilisés dans l’industrie du spectacle subissent de terribles maltraitances physiques et psychologiques. Ils souffrent lorsqu’ils sont arrachés à leur mère à un jeune âge, confinés et dressés par la menace, la privation et les coups. »

« Avec des images comme celles-ci la maltraitance animale est banalisée »

Un peu plus tôt, la Fondation assistance aux animaux interpellait également Wejdene. « Pourquoi avoir choisi un ours captif et dressé dans votre dernier clip ? Les générations futures sont sensibles à la cause animale et votre public en fait partie. Et c’est avec des images comme celles-ci que la maltraitance animale est banalisée ! », a-t-elle tweeté.

Jean-Marie Bigard a par ailleurs partagé ce poste en y allant de son commentaire : « Je trouve triste de continuer à utiliser les animaux sauvages comme “des objets” », a-t-il écrit tout en disant espérer que le manteau de fourrure porté par la chanteuse dans le clip était « du synthétique ».

Près de deux millions de vues en 48 heures

Pour l’heure, Wejdene n’a pas réagi officiellement à ces messages. Quarante-huit heures après sa mise en ligne, le clip de 16 approchait la barre des deux millions de vues sur YouTube et était à la quatrième place des contenus les plus visionnés en France sur la plateforme.

Le bien-être de la faune sauvage captive en France a fait l’actualité ces dernières semaines. Fin septembre, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a annoncé, entre autres, l’interdiction progressive de la présentation des animaux sauvages dans les cirques itinérants.

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