Le ministère de la Justice perquisitionné : Eric Dupond-Moretti réagit

Jeudi 1er juillet, le ministère de la Justice a été perquisitionné dans le cadre d’une enquête sur Eric Dupond-Moretti, soupçonné de conflit d’intérêt. Le ministre a réagi, par le biais de son avocat.

Eric Dupond-Moretti

Sale mois de juin pour Eric Dupond-Moretti. Au sein du gouvernement, le ministre ne se fait pas que des amis. Déjà dans le conflit avec Gérald Darmanin depuis plusieurs mois, le ton serait encore monté d’un cran. Un épisode qui survient après une débâcle pour le garde des Sceaux : la tête de liste LREM dans les Hauts-de-France, dont il faisait partie, n’a pas passé le premier tour des élections régionales.

Jeudi 1er juillet, les choses sont allées de mal en pis : le ministère de la Justice a été perquisitionné dans le cadre d’une enquête sur Eric Dupond-Moretti, soupçonné de conflit d’intérêt. Cette affaire a commencé par des signalements et des plaintes formulées par trois syndicats de magistrats (Union syndicale des magistrats, Syndicat de la magistrature, et Unité magistrats SNM FO) et l’association Anticor. Ces quatre entités accusent le garde des Sceaux d’avoir influé sur des dossiers qu’il avait traités avant sa nomination, durant sa carrière d’avocat. Le ministre a assisté à cette perquisition.

“Disproportionné”

Pour l’heure, aucun élément n’a fuité de cette perquisition. Pour trouver des documents qui confirmeraient ce conflit d’intérêt, les trois magistrats à la charge de la perquisition se sont donné les moyens : des perceuses et des meuleuses ont été utilisées sur place, notamment pour ouvrir des coffres dont personne n’avait la clé. “Un déploiement de forces totalement disproportionné”, a réagi l’avocat du ministre, Me Christophe Ingrain.

Pas de quoi paniquer, cependant. Devant la presse, en fin de journée, le conseil d’Eric Dupond-Moretti a confirmé que son client était “serein”. “Les faits dont est saisie la Cour de Justice de la République sont une procédure initiée par son prédécesseur, Mme Belloubet, et le ministre a suivi les avis des magistrats qui composent ses services en saisissant l’inspection générale de la Justice”, a-t-il assuré. Circulez, il n’y a rien à voir ?

Source: Lire L’Article Complet