“Le président est très raide sur ce point” : Emmanuel Macron ne s’endort pas sur ses lauriers

Pas question de relâcher la pression, à quelques mois de la fin du quinquennat. D’après les informations des Échos ce dimanche 5 septembre, Emmanuel Macron aurait à cœur de poursuivre les réformes, jusqu’au bout de son mandat, sans faillir.

Les derniers mois de son quinquennat ne seront pas des mois de figuration. D’après des informations de nos collègues des Échos de ce dimanche 5 septembre, Emmanuel Macron aurait l’intention de poursuivre son programme de réforme, et ce, jusqu’au bout de son mandat. Alors que le gouvernement entame sa dernière rentrée, il se murmure que la réforme des retraites pourrait revenir à l’agenda politique. Le président aurait ainsi annoncé lors d’un conseil des ministres estival, qu’ “il y aura probablement encore des décisions difficiles“.

Des décisions difficiles pour les régimes spéciaux, comme ceux de la RATP ou des salariés d’EDF, que le président compte supprimer, ou au moins réformer, tout en instaurant un minimum de pension à 1 000 euros. Du côté du Palais, on oppose un net “pas de commentaire” sur ce point à nos collègues du Parisien. Mais au sein de l’exécutif, il a été rendu clair pour tout le monde que les prochains mois ne seront pas sans enjeu, comme le souligne un secrétaire d’État au Parisien : “Le quinquennat n’est pas terminé, le président est très raide sur ce point“. Et le calendrier est serré, comme le chef de l’État l’a rappelé la semaine dernière en conseil des Ministres : il leur resterait deux fois 100 jours d’action : 100 jours de “temps utile comme le qualifie Le Parisien, et “100 jours plus politiques” selon Emmanuel Macron. Comprendre, 100 jours de temps de campagne.

“Des choix raides sur l’indépendance économique du pays” avant Noël

Alors le gouvernement égraine les pistes de réforme, et multiplie les annonces. La semaine dernière à Marseille, Emmanuel Macron évoque cette expérimentation pour certains chefs d’établissements scolaires, qui pourraient avoir la possibilité de choisir leurs équipes pédagogiques. Mais le président veut également chouchouter la jeunesse, en révélant d’ici à l’automne son projet de revenu d’engagement des jeunes, qui devraient concerner près d’un million de personnes. Mesure dont les équipes présidentielles ne sont pas peu fières, on la présente ainsi comme la “grande mesure sociale du quinquennat“, selon un conseiller.

Et le président n’oublie pas l’innovation dans son paquetage de réformes, en donnant des détails sur le projet France 2030 : un financement entre 20 et 30 milliards d’euros destinés aux “activités d’avenir“. Un automne de réforme, qui pourrait aussi voir le retour de la discussion autour de l’assurance chômage, qui avait été retoquée par le Conseil d’État. “Avant Noël, nous ferons des choix raides sur l’indépendance économique du pays, et des choix raides pour ne pas laisser filer la dette“, précise un conseiller du président aux Échos. Car en décembre, c’est vers une dimension internationale que se concentrera le chef de l’État : au début du mois seront présentées les prévisions pour la présidence tournante de l’Union Européenne qui débutera pour la France au 1er janvier 2022. Quitte à se bousculer d’ici là : un ministre observait auprès du Parisien qu’ils allaient “mettre un certain nombre d’idées dans l’atmosphère pour la présidentielle“. Le quotidien relaie également cette remarque d’un fonctionnaire du Conseil d’État, chargé d’examiner les projets de loi du gouvernement avant de rendre son avis : “le gouvernement vide ses tiroirs“. Gare à l’embouteillage législatif.

Crédits photos : Florian Escoffier/Pool/Bestimage

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