L’épidémiologiste Arnaud Fontanet est clair sur la pandémie : « On ne peut pas tout relâcher »

Dans les colonnes du « Journal du dimanche », ce dimanche 24 octobre, l’épidémiologiste Arnaud Fontanet a fait le point sur la situation sanitaire en France. Pour l’expert, la reprise épidémique est modérée, mais il ne faut pas baisser la garde.

La période de la rentrée était une source d’inquiétude. L’épidémiologiste Arnaud Fontanet est revenu ce dimanche 24 octobre sur la situation sanitaire en France. Dans les colonnes du Journal du dimanche, le professeur à l’Institut Pasteur et membre du conseil scientifique a donné ses estimations pour les prochains mois. Malgré une campagne de vaccination massive, la pandémie de Covid-19 devrait légèrement s’accélérer. Il évoque notamment une baisse de l’efficacité vaccinale chez les 18-49 ans à partir du mois de novembre et prend exemple sur le Royaume-Uni, qui a vacciné sa population deux mois avant les Français. « Presque toutes les mesures de contrôle de l’épidémie ont été supprimées, on atteint cette semaine 50 000 contaminations et 1000 hospitalisations quotidiennes. Ça montre bien qu’on ne peut pas tout relâcher », a-t-il assuré.

Arnaud Fontanet est toutefois optimiste. Alors qu’il prévoyait une accélération des contaminations à la rentrée, comme ce fut le cas l’année précédente durant la même période, l’hiver devrait être bien plus doux sur le plan sanitaire. « Avec 5000 cas par jour, la France se situe dans une situation intermédiaire : c’est une reprise épidémique modérée », a-t-il déclaré au Journal du dimanche. Il précise cependant qu’il faudra attendre encore quelques semaines pour voir se dégager une tendance.

La troisième dose primordiale

Autre nouvelle rassurante de la part de l’épidémiologiste : la tension hospitalière ne devrait pas atteindre les mêmes sommets que l’année dernière. « On devrait pouvoir y échapper », a-t-il affirmé. L’accent devra toutefois être mis sur la troisième dose. « Il faut tout faire pour compléter les primo-vaccinations, notamment chez les plus fragiles, et consolider cet acquis au moyen des rappels ». En attendant, le personnel soignant doit faire face à deux autres types de virus : la grippe et celui responsable des bronchiolites.

Article écrit en collaboration avec 6Medias.

Crédits photos : Panoramic / Bestimage

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