"L'opération portait un risque à deux chiffres" : le cardiologue de Michel Drucker avoue avoir eu des doutes

Michel Drucker et les chirurgiens qui l’ont opéré en septembre 2020 se sont confiés dans une interview publiée dans Le Parisien le samedi 5 juin 2021. Ils ont expliqué que l’intervention, dont l’animateur a mis des mois à se remettre, était très risquée.

  • Michel Drucker

Michel Drucker nous a fait une grosse frayeur en septembre 2020, lorsqu’il s’est fait hospitaliser pour subir une opération à cœur ouvert. De nouveau sur pied, il revient sur l’intervention, qui a duré 7h30, avec son équipe soignante dans les colonnes du Parisien le samedi 5 juin 2021. Albert Hagège, directeur du département de cardiologie de l’Hôpital européen Georges-Pompidou de Paris, n’y est pas allé sans crainte. “L’opération comportait un risque à deux chiffres, ce qui est beaucoup”, a-t-il confié. Lui et son patient s’étaient préparés au pire scénario : “On avait d’ailleurs évoqué ce qu’on devait faire en cas d’état végétatif au réveil”.

Paul Achouh, chirurgien en charge de son triple pontage, avait conscience du statut particulier de l’animateur de 78 ans. “J’avais la pression sociale, évidemment”, a-t-il concédé à ce propos. Avant de nuancer : “Mais une fois au bloc, c’est un patient comme un autre. Et comme c’est une chirurgie de sauvetage non programmée, on a encore moins le temps de stresser”.

Michel Drucker : une hospitalisation sous pseudonyme

Pour éviter que la nouvelle de son opération ne s’ébruite hors des couloirs de l’hôpital, Michel Drucker a adopté un pseudonyme : Fiacre Diocard. “On l’appelait M. Diocard même si on savait tous que c’était Michel Drucker. Sauf les plus jeunes, qui ont tapé son nom sur Google”, relate une infirmière auprès de nos confrères.

Après six mois de combat contre une santé défaillante – il a souffert d’une septicémie, a risqué une amputation, vu sa cicatrice s’infecter -, Michel Drucker a pu retrouver le plateau de Vivement Dimanche en mars 2021, et a publié un livre sur cette période, Ça ira mieux demain (paru aux éditions Robert Laffont, le 29 avril). Très reconnaissant envers les équipes médicales qui l’ont accompagné, sa “famille”, il est encore plein de ressources : “Je suis le plus ancien des présentateurs, tous pays confondus. Maintenant, je compte bien rejoindre le club des centenaires”. On est prêts à le croire !

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