"Lupin" : la petite-fille de Maurice Leblanc, "ravie" du succès de la série incarnée par Omar Sy

Dans une interview accordée au Parisien samedi 23 janvier 2021, Florence Boespflug-Leblanc, la petite-fille de Maurice Leblanc à qui l’on doit le personnage d’Arsène Lupin, a réagi au succès planétaire de la série Netflix, Lupin, portée par Omar Sy.

  • Omar Sy

La série Lupin signe un vrai coup de maître. Diffusés sur Netflix depuis vendredi 8 janvier 2021, les cinq premiers épisodes de cette fiction inspirée des aventures d’Arsène Lupin, dont Omar Sy tient le premier rôle, devrait atteindre les 70 millions de vue sous 28 jours dans le monde, comme l’a annoncé le géant du streaming mardi 19 janvier 2021. Un succès retentissant, puisque les ventes du livre de Maurice Leblanc redécollent, a rapporté l’AFP.

Dans ce contexte inespéré, Le Parisien a donné la parole à Florence Boespflug-Leblanc, qui n’est autre que la petite-fille du romancier – créateur du célèbre personnage de fiction. “En tant qu’héritière, je suis toujours ravie que l’on parle du personnage, ça relance les ventes des livres”, a-t-elle réagi, en toute sincérité. Il faut dire que cette dernière ne s’attendait pas à un tel engouement : “Honnêtement, je ne pensais pas que ça marcherait autant, mais Lupin a toujours plu. Je pense que mon grand-père a créé un personnage qui traverse les siècles.” Toutefois, l’unique héritière de l’écrivain a avoué ne pas encore avoir regardé la série. Mais cela ne saurait tarder : “Je viens de m’abonner à Netflix. Notamment pour ça. Mais aussi pour voir ‘The Crown’ et d’autres séries. Mon entourage m’a dit que c’était amusant et bien fait.”

Maurice Leblanc “aurait forcément été content”

Si Maurice Leblanc, décédé le 6 novembre 1941, était encore en vie, il aurait sans doute apprécié que l’adaptation moderne de son œuvre cartonne à ce point. C’est en tout cas ce que pense sa petite-fille. “Il aurait forcément été content”, a estimé Florence Boespflug-Leblanc, avant de poursuivre : “Au début, il considérait que c’était de la sous-littérature. Lui, à l’origine, il voulait écrire des romans psychologiques, davantage dans la veine de Maupassant ou Flaubert. Puis il a été envoûté par son personnage, devenu plus célèbre que lui, intemporel. Il ne s’attendait pas à un tel engouement. (…) Il ne ressemblait pas du tout à son personnage. Mon grand-père était calme, rêveur. Lupin, c’est peut-être celui qu’il aurait aimé être.” Des confidences qui rendent le phénomène de Lupin, d’autant plus fou.

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