Marlène Schiappa : comme elle, sa fille a été victime de harcèlement

Invitée dans Les Grandes Gueules sur RMC, le jeudi 29 avril 2021, Marlène Schiappa est revenue sur le harcèlement de rue qui n’a pas épargné sa fille.

  • Marlène Schiappa

Les droits des femmes, Marlène Schiappa en a fait son combat. Et pour elle, cela passe par la fin du harcèlement. Que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans la rue, la Ministre déléguée chargée de la Citoyenneté compte bien éradiquer ce fléau. Ainsi, l’élue a récemment fait parler d’elle avec la mise en place des “quartiers sans relous”. Une expression qui lui a été reprochée, mais qu’elle “assume”. Invitée sur le plateau Les Grandes Gueules sur RMC, le jeudi 29 avril 2021, la mère de famille est revenue sur cette initiative qui lui tient particulièrement à cœur. Et pour cause : “Moi, je l’ai vécu étant jeune. Je vois ma fille qui est -maintenant adolescente – vivre les mêmes choses que moi à son âge, et ça me désespère“, a-t-elle commencé par s’exaspérer.

Celle qui a récemment été recardée par le président de la République pendant un Conseil des ministres s’est indignée : “Il a fallu attendre 2017 pour que le harcèlement devienne un sujet politique”. La ministre d’Emmanuel Macron n’a toutefois pas manqué de rappeler : “Nous sommes le premier pays au monde – la France – à avoir voté la verbalisation du harcèlement de rue. Quant à la définition du terme “relou”, elle a répondu : “C’est une expression générale (…). Dans mon livre, qui était le premier sur le sujet de la culture du viol en France, ‘Où sont les violeurs?’, je définis toutes les appellations qu’on peut utiliser”.

“Il faut arrêter de parler de stigmatisation”

Marlène Schiappa a ensuite expliqué que le choix du terme “relou”, a été fait “parce qu’on aime beaucoup les acronymes dans la vie politique et je voulais faire le QSR pour avoir le petit effet de surprise quand on explique de quoi on est en train de parler”. Interrogée sur la “stigmatisation de certains quartiers”, elle a répondu : “Il faut arrêter de parler de stigmatisation à tout-va. Quand on a fait la loi sur le harcèlement de rue, on nous a dits que ça va stigmatiser ceux qui harcèlent les femmes dans la rue. Et bien stigmatisons, je n’ai aucun problème avec ça”.

[email protected] : “J’assume parfaitement l’expression des ‘quartiers sans relous’. La France est le premier pays au monde à avoir voté la verbalisation du harcèlement de rue.” #GGRMC pic.twitter.com/Q18fapOBO9

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