Michel Sardou sans filtre : peine de mort, féminisme il se lâche

A l’occasion de la sortie de son nouveau livre Je ne suis pas mort… Je dors ! à paraître le 6 mai aux éditions XO, Michel Sardou est revenu sur les moments forts de sa carrière et sur les polémiques au micro de RTL ce mardi 4 mai. Peine de mort, féminisme, parti écologiste, le chanteur connu pour son franc-parler n’a une nouvelle fois pas mâché ses mots.

A propos de


  1. Michel Sardou

Même avec les années, Michel Sardou n’a rien perdu de sa liberté de ton. Invité au micro de RTL ce mardi 4 mai pour faire la promotion de son livre intitulé Je ne suis pas mort… Je dors ! à paraître le 6 mai aux éditions XO, le chanteur de 74 ans s’est exprimé sans tabou. Celui qui vient de recevoir la Légion d’honneur est notamment revenu sur sa chanson polémique Je suis pour, sorti en 1976 au moment de l’affaire Patrick Henry, sauvé de la peine capitale par Robert Badinter alors qu’il avait enlevé et tué un enfant de 7 ans, Philippe Bertrand.

“Je vais vous dire la vérité j’ai toujours été favorable à l’abolition de la peine de mort. Depuis le temps qu’elle existe sous toutes ses formes, ça n’a jamais fait reculer le crime. Donc pour moi, ça me paraissait donc normal de ne plus avoir ces coutumes-là” a fait savoir le chanteur, avant de regretter “mais bon ça, je n’ai pas eu le temps de le dire. Tout le monde m’est tombé dessus. ‘Facho !’, “nazi !’… et on en parle encore, ça dure”. Reconnaissant qu’il avait fait une erreur, et que le choix du titre était “mauvais”, Michel Sardou a confié que cette chanson avait été plus “un scandale” qu’un “succès”.

“Quand j’entends des conneries comme ça, le côté grande gueule fait son apparition”

Souhaitant remettre les pendules à l’heure, l’ancien compère de Johnny Hallyday s’est également exprimé sur la question du féminisme. Je ne suis pas anti-féministe, mais je ne suis pas de tous les féminismesa-t-il souligné, “je suis plus près d’une madame Badinter que d’une dame qui dit qu’elle ne veut pas se marier parce qu’elle ne veut pas être violée tous les soirs”. Et le mari d’Anne-Marie Périer de citer un exemple qui provoque sa colère. “Dans le genre ‘genré’, quand une dame dit à la télévision que son fils voulait être une fille depuis l’âge de 4 ans (…) Quand j’entends des conneries comme ça, le côté grande gueule fait son apparition. Mais le féminisme qui consiste à rétablir une [égalité salariale], respecter les femmes… Mais bien sûr !” souligne-t-il.

Au micro de RTL, Michel Sardou n’a pas non plus manqué d’évoquer la politique et d’égratigner au passage les écologistes. “On est tous écologistes, bien sûr que je ne veux pas pourrir la planète, mais je ne suis pas du parti écologiste, parce que dès que l’écologie fait de la politique là je ne suis plus d’accordsouligne ce passionné de course automobile, “le soi-disant magnifique silence des voitures électriques… Ça me tue. Ce qu’il y a de bandant dans une voiture, c’est d’entendre crier quand on monte les tours.” A 74 ans, Michel Sardou a toujours un avis bien tranché et le fait savoir.

Crédits photos : COADIC GUIREC / BESTIMAGE

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