Michel Sarran désemparé : il pousse un coup de gueule après les annonces d’Emmanuel Macron

Ce mercredi 14 octobre, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’un couvre-feu, dans plusieurs métropoles de France. Invité de BFMTV, Michel Sarran a réagi et n’a pas caché sa colère.

Sa parole était attendue avec impatience. Dans la soirée de ce mercredi 14 octobre, Emmanuel Macron a pris la parole pendant une quarantaine de minutes, face à Gilles Bouleau et Anne-Sophie Lapix. Le président de la République s’est longuement exprimé sur la deuxième vague que subit la France, et a annoncé de nouvelles mesures. Parmi elles, la mise en place d’un couvre-feu entre 21 heures et 6 heures, à partir de ce samedi à minuit, pour au moins quatre semaines en Île-de-France et dans huit autres métropoles.

Seulement avec l’annonce de ce couvre-feu, vient conséquemment la fermeture du secteur hôtellerie-cafés-restauration. Déjà lourdement impactés par le confinement et la crise sanitaire qui perdure depuis plusieurs mois, les personnels de la restauration s’indignent et ont même dénoncé "fermeture déguisée" via un communiqué. Parmi eux, Michel Sarran a tenu à faire part de son inquiétude et de sa colère, peu après les annonces d’Emmanuel Macron. "J’ai peur que ce soit une mort annoncée. Je suis en colère. Bien sûr, on est sensibles à la crise sanitaire et à ce qu’il se passe, comme tout le monde. Mais une fois de plus, on a l’impression qu’on est stigmatisés et que les restaurants, les bars et tout l’événementiel sont un peu cloués au pilori", a-t-il expliqué depuis chez lui, à BFMTV.

Une mort annoncée

Puis, Michel Sarran a poursuivi et a ajouté qu’être restaurateur en cette année 2020 est "voué à la catastrophe et très dur". Lui-même, le juré de Top Chef, chef doublement étoilé, possède un restaurant gastronomique à Toulouse. Puis, Michel Sarran est revenu sur les aides apportées par le gouvernement, qu’il estime trop faibles. "Le chômage partiel n’est pas une aide totale. Il [Emmanuel Macron, ndlr] parle de 84 % du net, mais c’est 84 % du net, donc il y a quand même 16 % de moins pour l’employé. Nous, on a les cotisations sociales et on doit continuer de payer les congés payés sur ce chômage partiel. Il y a les frais fixes etc. […] On va avoir des frais qui ne seront jamais remboursés", a-t-il ajouté. Remonté, le chef a conclu : "Ce n’est plus de l’agonie, c’est la mort annoncée. Je veux bien qu’on fasse des efforts, mais que tout le peuple fasse des efforts, pas une seule profession. Ça nous semble illogique et inéquitable."

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