Olivier Véran hors de lui : pourquoi il a explosé de colère

Le 3 novembre dernier, Olivier Véran s’est emporté face aux députés de l’Assemblée Nationale. S’il a depuis fait son mea culpa, le ministre de la Santé, sous pression depuis le début de la crise sanitaire, avait visiblement une bonne raison de s’énerver, comme l’a souligné Paris Match.

C’est une séquence qui a fait couler beaucoup d’encre. Le 3 novembre dernier, lors d’une séance nocturne à l’Assemblée Nationale, Olivier Véran a perdu son sang-froid face aux députés de l’opposition. Alors qu’il revenait d’une visite à l’hôpital de Corbeil-Essonnes, le ministre de la Santé a souhaité alerter sur la situation sanitaire. Mais selon Paris Match, un autre détail l’aurait fait sortir de ses gonds. Au moment où il faisait état des jeunes malades du Covid-19 qu’il avait vus à l’hôpital, il a dû faire face aux remarques de l’opposition, qui a, pour rappel, prolongé jusqu’au 14 décembre l’état d’urgence sanitaire, alors que le gouvernement s’était prononcé pour une prolongation jusqu’à février. Un coup de trafalgar des élus Républicains et une remarque déplacée d’un député ont eu raison du calme d’Olivier Véran. “Il va nous faire pleurer”, a notamment lancé le député LR Jacques Cattin.

Il n’en fallait pas plus pour que le compagnon de Coralie Dubost s’emporte : C’est ça la réalité, mesdames et messieurs les députés. Si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! Elle est là la réalité de nos hôpitaux (…) Vous êtes en train de débattre de sujets, alors que nos soignants se battent pour sauver des vies de cette manière-là dans nos hôpitaux”, a déploré le ministre de la Santé, dépassé et en colère au vu de la situation. Olivier Véran n’avait pas habitué les Français, pas même les députés de l’hémicycle, à ce type d’emportement. “Même ses parents ne l’avaient jamais vu autant en colère”, a souligné Paris Match, dans son nouveau numéro, en kiosque ce jeudi 12 novembre.

Olivier Véran a fait son mea culpa depuis

Depuis, le ministre de la Santé a pris du recul sur la situation et a même fait son mea culpa. Deux jours plus tard, lors de sa traditionnelle conférence de presse hebdomadaire, il est revenu sur cet excès de colère, dans des propos rapportés par nos confrères de Télé Loisirs. “On n’a jamais raison de perdre son calme, même s’il y a des raisons (…) J’ai perdu mon calme, je me suis emporté, ça arrive, a-t-il reconnu.

"C'est ça la réalité, si vous ne voulez pas l'entendre, sortez d'ici !", assène @olivierveran en décrivant de jeunes patients actuellement en réanimation.
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Le soutien précieux de ses “alliés”

Dans cette épreuve, et alors que les critiques ont une nouvelle fois fusé, Olivier Véran a pu compter sur le soutien de certains de “ses alliés”. “C’est un bon, Olivier. C’est un courageux !”, ‘a assuré Richard Ferrand, le président de l’Assemblée Nationale. Même son de cloche du côté de Roland Lescure, président LREM de la commission des affaires économiques au Palais-Bourbon, qui a considéré que le neurologue de formation se différenciait de ses prédécesseurs : “C’est un des meilleurs ministres de la Santé qu’on ait connus, à la fois doté d’une expérience politique et crédible d’un point de vue médical”, a-t-il affirmé auprès de nos confrères. La bataille est rude mais, pour l’heure, Olivier Véran tient bon.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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