"On me montrait du doigt" : cette comédienne hantée par son enfance douloureuse

Bientôt à l’affiche d’un téléfilm sur TF1, Muriel Robin s’est confiée sur son enfance qu’elle a vécue douloureusement.

Depuis de nombreuses années, Muriel Robin doit composer avec une lourde dépression. L’humoriste pourtant très appréciée des Français confiait dernièrement ne pas pouvoir vivre sans anti-dépresseurs. Interviewée sur le sondes de RTL, l’artiste de 66 ans s’était confiée sans détour sur son mal-être lancinant: « Quand on se met une pommade, ça va mieux. Mais le bobo est toujours dessous. Et quand le bobo vient de la petite enfance, tout le monde peut bien le comprendre, la pommade qu’est le public fait du répit, mais ne soigne pas (…) Je suis une dépressive, j’ai toujours eu ça en moi », affirmait-elle.

Jeudi 6 janvier,  Muriel Robin sera à l’affiche d’une mini-série baptisée « Mon Ange », dont elle sera la principale tête d’affiche. À l’occasion d’un entretien accordé à nos confrères de Télé Star, la compagne de Anne Le Nen est revenue son rôle de Suzanne, une mère déboussolée et désemparée par la disparition de sa fille huit années plus tôt. 

Interpréter cette femme perdue, percutée de questionnements, a fait écho à Muriel Robin dont l’enfance n’a manifestement pas été facile. « Sa solitude m’a parlé. Suzanne arrive dans un village, elle n’est pas comme les autres. Ça m’a rappelé ma jeunesse à Saint-Etienne, quand je cherchais ma sexualité. J’avais les cheveux très courts, je m’habillais parfois en fille, parfois en garçon. J’étais la fille des ‘chaussures Robin’. On me montrait du doigt, j’étais différente, je dérangeais. Cet isolement, je l’ai connu« , a relaté l’actrice. Un nouveau témoignage poignant pour cette actrice qui en cesse de douter de ses envies et de ses capacités.

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