« Open bar pour les malfrats » : Eric Dupond-Moretti victime d'une fake news

Après la révélation d’une note du ministère de la Justice concernant la densité carcérale en France par Le Figaro, Eric Dupond-Moretti s’est fait attaqué sur les réseaux sociaux et par plusieurs politiques. Retour sur une note incomprise… qui a fait naître une fake news.

Voilà une note qui a été mal comprise… Ce lundi 26 octobre, Le Figaro se faisait l’écho d’une note du ministère de la Justice “envoyée aux parquets et aux services pénitentiaires” et dans laquelle il était rappelé aux établissements qu’il fallait que la densité carcérale soit “compatible avec les mesures sanitaires. Très rapidement, les réseaux sociaux se sont enflammés, pensant que le ministre Eric Dupond-Moretti souhaitait remettre en liberté des milliers de prisonniers.

Nos confrères de RTL rapportaient des réactions extrêmes à l’instar de “Open bar pour les malfrats”, “On sort les délinquants de prison” ou encore “On sacrifie notre sécurité“, mais rappellent que le compagnon d’Isabelle Boulay souhaiterait simplement faire respecter la loi. 62 000 : c’est le nombre de détenus en France d’après le ministère de la Justice, qui précise que le taux d’occupations des prisons est de 103%. Impossible donc de courir le risque de la création de clusters dans ces établissements, alors oui, certains des détenus vont quitter les prisons mais ne seront pas libres pour autant.

Des départs sous conditions

Eric Dupond-Moretti a été victime d’une fake news puisque si certains prisonniers quitteront les prisons, ils ne retrouveront pas pour autant une pleine liberté. Premier détail et pas des moindres, cela ne concernerait pas les personnes emprisonnées pour des crimes ou des violences conjugales, mais seulement celles dont les fins de peines sont proches ou alors si elles sont courtes. Ainsi, la personne devrait rester à domicile, sous bracelet électronique. Une peine, hors prison, mais peine tout de même, dans le but de désengorger les établissements pénitenciers en pleine crise du coronavirus.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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