Oreilles tranchées, cœurs poignardés : tout ce que l'on sait sur les attaques de chevaux !

Des équidés font l’objet de graves mutilations en France depuis plusieurs mois. Les chiffres s’alourdissent considérablement, et les éleveurs sont traumatisés. Zoom sur ces actes macabres, qui agitent l’actualité.

Les chiffres font froid dans le dos : entre juin et août 2020, 7 chevaux et ânes de la région dieppoise ont été mutilés. Yeux arrachés, oreilles tranchées : les éleveurs retrouvent leurs bêtes gisantes à même le sol en se demandant qui a bien pu commettre l’irréparable.

La Normandie n’est pas la seule région frappée par le mauvais sort. En Seine-Maritime, un âne a été violemment agressé, on compte également des chevaux mutilés en Moselle, ou en Vendée, et une jument dans le Puy-de-Dôme. D’autres “victimes” ont également été recensées du côté de la Somme et de L’Aisne.

Un bilan qui s’alourdit

2 nouveaux cas ont été identifiés ce 24 août, cette fois-ci, du côté de l’Eure-et-Loire et des Deux-Sèvres.

Un point commun entre les agressions est quasi-systématiquement relevé par les enquêteurs : l’oreille droite des équidés et méticuleusement tranchée. L’auteur de ces actes macabres va parfois plus loin : le 8 août dernier, une pouliche de 18 mois a été retrouvée avec “l’oreille coupée, l’œil arraché, le cœur poignardé, et le vagin enlevé” dénonce les propriétaires originaires de Cluny, qui préciseront que la bête aurait été saisie au lasso.

Une enquête en cours

À ce jour, plusieurs enquêtes se penchent sur cette énigme : qui se cache derrière ces “attaques sanglantes”.

La Fédération nationale d’équitation a confirmé qu’elle se constituait partie civile. L’Association célèbre “30 millions d’amis”, et les fondations Brigitte-Bardot comptent également se porter partie civile pour certaines des agressions.

Ce que l’on sait à présent ? Que l’agresseur connaîtrait bien le monde des équidés : “Les traces constatées sur les naseaux laissent présumer l’utilisation d’un tord-nez, accessoire demandant à son utilisateur des connaissances et des compétences dans le monde équestre pour le manipuler avec efficacitérapportait le Service central du renseignement territorial (SCRT) au Parisien.

De plus, on peut aisément imaginer que le criminel ait des tendances “fétichistes” de part son mode opératoire :

Des questions se posent sur leurs auteurs et leurs réelles intentions : superstition, fétichisme, rituel satanique, sectaire ou autre.

Précisait également la SCRT. Les oreilles tranchées font-elles office de trophée ?

Comment protéger les équidés français ?

L’entraide et le bouche-à-oreille entre les éleveurs semblent être la clef :

On met au courant le voisinage, on privilégie le bouche-à-oreille pour la surveillance. La gendarmerie tourne mais nous sommes un peu livrés à nous-mêmes.

Expliquait au micro de France Bleu la gérante d’un centre équestre situé dans la région Normande.

Les propriétaires frappés par l’horreur peuvent également communiquer sur une page Facebook dédiée, intitulée “Justice pour nos chevaux”.

Affaire à suivre…

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