Orelsan chanteur moralisateur ? « Il faut trouver le juste milieu »

Interviewé par Libération, ce vendredi 19 novembre, Orelsan s’est exprimé au sujet de son nouvel album, qui vient de sortir, et de son désir de ne pas apparaître comme moralisateur, malgré des textes globalement centrés sur la société actuelle.

Le nouvel album d’Orelsan, baptisé Civilisation, sort ce vendredi 19 novembre. Pour l’occasion, le rappeur, acteur et compositeur de 39 ans a accordé une interview à Libération. Dans les colonnes de nos confrères, le frère aîné du journaliste Clément Cotentin a évoqué ses derniers titres, sa personnalité, ses inspirations, ou encore son désir de ne pas paraître « moralisateur ». Pour cela, grâce à l’écriture, l’artiste, qui n’est pas encore papa, met un point d’honneur à s’exprimer sans que ses mots soient mal perçus par son public.

« Ça ne se joue à rien, à des tournures de phrases. Et en même temps, j’ai envie que ce soit grandiloquent, j’ai envie de taper du poing sur la table. Il faut trouver le juste milieu », a expliqué Orelsan, qui a décidé, dans son nouvel album, de parler de la société, entre autres. « Il y a moins de figures de style type punchlines ou jeux de mots, c’est plus descriptif et c’est une volonté », a affirmé celui qui avait envie de renouveau artistique. « Je suis à la moitié de ma vie, je me demande quelles valeurs j’ai envie de transmettre, comment j’ai envie qu’on se rappelle de moi », a-t-il développé, avant de parler de sa vision du monde actuel : « L’époque est complexe, mais je crois que je la comprends parce que j’ai beaucoup d’amis et de connaissances, des gens très différents. J’ai un pion dans chaque camp. Je me vois comme un narrateur avec plein de points de vue, comme un peintre. »

La politique, très peu pour lui

Même s’il a tendance à critiquer la société moderne, à tacler le gouvernement ou encore l’économie, en musique, Orelsan a rappelé qu’il « ne faut pas prendre [s]on album comme une proposition politique ». Loin d’avoir des idées arrêtées sur le sujet, l’artiste a précisé, dans les colonnes de nos confrères : « Je ne suis pas dans un truc gauche-droite, ça me paraît bizarre de penser comme ça. C’est comme si on me demandait de jouer à un jeu dont je n’aime pas les règles. »

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : Bruno Bebert / Bestimage

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