Procès du 13 novembre : Salah Abdeslam se plaint d’être traité “comme un chien” et s’emporte dès le 1er jour

Mercredi 8 septembre 2021 s’est ouvert le procès tant attendu des attentats du 13 novembre 2015. Le seul représentant encore vivant de ce terrible commando, Salah Abdeslam était évidemment présent et ce dernier en a profité pour se plaindre de ses conditions de vie en prison comme le rapporte LCI.

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C’est sans aucun doute l’un des procès les plus attendus du 21ème siècle. Mercredi 8 septembre 2021 s’est ouvert le procès des attentats du 13 novembre 2015. Durant cette douce soirée d’automne, de nombreux Français étaient présents au stade de France pour suivre le match France-Allemagne, d’autres étaient assis sur des terrasses de cafés, et les fans du groupe Eagles of Death Metal se rendaient au Bataclan pour un concert. Mais aux alentours de 21h30 tout bascule. Tout commence au stade de France, lorsque les premières expositions sont entendues. François Hollande, présent en tribunes est rapidement averti. S’ensuit alors une terrible série de fusillade sur les terrasses du Petit Cambodge, du Comptoir Voltaire, du Carillon et de La Belle équipe. Cette terrible soirée se termine par une prise d’otage au Bataclan. Un attentat qui a fait 130 morts et des centaines de blessés. L’un des seuls rescapés de ce commando est Salah Abdeslam. Il a été arrêté en Belgique vendredi 18 mars 2016.

“Ça fait plus de six ans que je suis traité comme un chien”

Mercredi 8 septembre 2021 le procès historique qui durera neuf mois a commencé. Et tous les regards sont désormais tournés vers Salah Abdeslam. Après six ans de mutisme, les juges s’attendaient à ce que le principal accusé ne parle pas, mais rapidement, le Belge a pris la parole lorsqu’il a été invité à décliner son identité par la cour comme le rapporte LCI : “Tout d’abord, je tiens à témoigner qu’il n’y a pas de divinité à part Allah et que Mohamed est son messager”, commence-t-il, avant d’être repris par le président de la cour d’assises spéciale, Jean-Louis Périès : “Oui alors ça, on verra plus tard”. Ce dernier lui a ensuite demandé sa profession : “J’ai délaissé toute profession pour devenir un combattant de l’état islamique”, répond l’accusé.

Mais un peu plus tard, Salah Abdeslam s’est montré beaucoup plus virulent. Il a interpellé violemment le président pour dénoncer ses conditions de détention à la prison de Fleury-Mérogis : “Faites attention aux gens. Écoutez monsieur le président. On est des hommes, on a des droits. Il ne faut pas nous traiter comme des chiens. (…) Là-bas derrière (en prison, NDLR) ça fait plus de six ans que je suis traité comme un chien, ça fait six ans que je dis rien car je sais qu’après la mort je serai ressuscité et vous devrez rendre des comptes”, a-t-il lancé avant d’être stoppé par Jean-Louis Périès. Une déclaration qui a fait réagir Nicolas Henin, journaliste spécialiste du Moyen-Orient qui a couvert la guerre d’Irak. Sur son compte Twitter, il a écrit : “J’apprends par la presse que l’un des accusés du procès du 13-Novembre, membre revendiqué de l’EI, se plaint de ses conditions de détention. Je suis heureux d’être invité à témoigner. Je lui décrirai avec quelques détails quelles étaient les normes carcérales de son organisation“, assure-t-il avant de conclure : “Il ne s’agit surtout pas là d’une quelconque vengeance, ou de prétendre lui faire payer ce que certains de ses congénères m’ont fait subir. Juste éviter une instrumentalisation honteuse.”

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