« Triple idiot », « crétin des Alpes » : Pierre Perret critiqué par le public, ces lettres d’insultes qu’il a gardées

Pierre Perret a beau avoir vu un grand nombre de ses titres devenir des classiques, le chanteur a aussi connu une période difficile. Très critiqué, il recevait alors des lettres d’insultes, qu’il a conservées.

Ouvrez la cage aux oiseaux, Lily, Les jolies colonies de vacances… Autant de titres devenus des classiques de la chanson française, que Pierre Perret ne compte plus. Mais le chanteur populaire a traversé des moments plus compliqués que d’autres. Certaines personnalités, à l’image de l’ancienne Première dame Yvonne de Gaulle, n’ont jamais été très fan de l’artiste et ont même demandé l’interdiction de diffuser sa musique. L’épouse du président de Gaulle avait à l’époque demandé au directeur de France Inter de ne plus le diffuser. Une période durant laquelle, le chanteur de 87 ans a été vivement critiqué. Et recevait alors de nombreuses lettres d’insultes, qu’il a conservées.

C’est dans les colonnes de Paris Match que Pierre Perret le révèle. « Triple idiot« , « imbécile inconscient« , « crétin des Alpes », autant d’insultes qui fleurissent tous ces courriers que le chanteur a gardés. Ce que ses détracteurs lui reprochent ? Des paroles pas adaptées à la jeunesse, leur donnant un mauvais exemple. « J’ai été mis au piquet pour la luxuriance de mon vocabulaire, confie le chanteur, qui a visiblement du mal avec la nouvelle ère woke. Je chantais pas comme il aurait fallu ce qu’il aurait fallu. » Ce qui lui a valu d’être boycotté de certaines émissions incontournables.

Beaucoup, beaucoup de problèmes

Le 9 octobre, c’est dans 50′ Inside, que Pierre Perret revenait sur le rôle qu’a joué l’ex-Première dame dans ce moment de creux. Mais Pierre Perret ne s’est pas laissé marcher dessus et a persévéré, connaissant par ailleurs d’autres moments de trouble. Les jolies colonies de vacances n’est en effet pas la seule chanson de son répertoire à lui avoir causé du souci. Son titre Lily, inspiré par un voyage à New York en 1972 et un meeting d’Angela Davis, icône de la lutte contre le racisme, lui a aussi posé « beaucoup, beaucoup de » problèmes, dans les années 1970. « Des menaces, le boycott des radios au départ… Personne ne voulait la passer parce que ce n’était pas très comestible, s’est-il souvenu. Quand on me demandait une télé, je disais « oui mais si je chante Lily ». Alors on me disait « oh non ! ». Bah je ne venais pas. » a été prise.

Crédits photos : Tiziano Da Silva / Bestimage

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