Un détective privé présente ses excuses au prince Harry pour avoir "volé ses années adolescentes"

Gavin Burrows a admis avoir ciblé Chelsy Davy, l’ex-compagne du duc de Sussex, dont il aurait hacké le téléphone et fouillé les dossiers médicaux. Il a par ailleurs présenté ses excuses à l’époux de Meghan Markle dans un épisode de la série documentaire The Princes and the Press.

Il admet avoir pris part à une «impitoyable» culture médiatique, au début des années 2000. Le détective privé Gavin Burrows a depuis présenté ses excuses au duc de Sussex dans la série documentaire The Princes and the Press, diffusée sur la BBC depuis le lundi 22 novembre. «Je faisais tout simplement partie d’un groupe de personnes qui lui a volé ses années d’adolescence normale», a confessé l’enquêteur dans le programme, en référence aux journalistes de l’époque. À tel point que les rédactions voyaient le prince Harry comme «le nouveau Diana», décédée en 1997 à Paris, au cours d’une course-poursuite avec des paparazzi.

Le détective privé a également admis avoir ciblé Chelsy Davy, l’ancienne compagne du duc de Sussex, aux prémices de leur relation. En 2004, Gavin Burrows aurait ainsi hacké le téléphone de la jeune femme.

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« J’étais cupide, je prenais de la cocaïne »

«Il y avait beaucoup de piratages de messagerie vocale, ses téléphones et ses communications étaient très surveillés, s’est-il remémoré. Chelsy se vantait auprès de ses amis qu’elle allait voir le prince Harry.» Une surveillance qui aurait duré six ans, jusqu’à la rupture entre Chelsy Davy et le fils du prince Charles. Le détective aurait commencé à travailler pour News of the World – le quotidien depuis disparu, en raison d’un scandale déclenché par des écoutes téléphoniques illégales – au début des années 2000. Il a ainsi avoué avoir fouillé le passé amoureux de la jeune femme, mais aussi ses dossiers médicaux, afin de savoir si elle avait eu recours à un avortement, ou attrapé des maladies sexuellement transmissibles. L’enquêteur s’est déclaré «vraiment désolé» d’avoir usé de telles méthodes. «J’étais cupide, je prenais de la cocaïne, et je vivais dans une sorte de folie des grandeurs», a-t-il expliqué.

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Romances avortées

Cette culture médiatique aurait profondément affecté la vie sentimentale du prince Harry. Au point de précipiter la fin de la relation entre ce dernier et la jeune femme, en 2011, selon la journaliste Roya Nikkah du Sunday Times. «Lorsque vous êtes en couple ou envisagez de vous marier avec un membre de la famille royale, l’examen minutieux que vous subissez est énorme, a déclaré la rédactrice en chef du quotidien. Les relations passées de Harry avec Chelsy Davy et Cressida Bonas en ont pâti. Si ces romances n’ont pas abouti, c’est en partie parce que ni l’une ni l’autre ne voulait subir un tel examen médiatique.»

Avant d’ajouter : «À ce moment-là, il avait la trentaine. Beaucoup de ses amis se mariaient et fondaient une famille. Il était très inquiet à l’idée de ne jamais vivre cela, de ne pas trouver quelqu’un qui pourrait composer avec cette exposition médiatique.» En 2018, le prince Harry épousait l’ancienne actrice Meghan Markle, avant de quitter ses fonctions royales. Il entend désormais lutter contre les intrusions des tabloïds dans sa vie privée. Il a notamment intenté un procès au groupe News Group Newspapers, société de publication du Sun, et de l’ex-quotidien News of the World.

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