"Une jeune bombe sexuelle avide d’argent" : les avocats du prince Andrew s'en prennent à son accusatrice

Mêlé à l’affaire Epstein, le prince Andrew s’est retiré de la vie publique. Samedi 30 octobre, son équipe juridique s’en est prise à Virginia Giuffre, qui accuse le duc d’York de l’avoir agressée sexuellement lorsqu’elle était mineure.

La bataille juridique entre Virginia Giuffre et le prince Andrew a connu un nouveau rebondissement. Samedi 30 octobre, les avocats du fils d’Elizabeth II ont défendu leur client face aux accusations de viol de la jeune femme. Ils lui reprochent notamment «d’avoir procuré des filles faciles» à Jeffrey Epstein, lorsqu’il dirigeait son réseau de trafic sexuel, d’après des documents juridiques repris par le Daily Mail. Les conseils du duc d’York citent notamment un article publié dans le New York Daily News en 2015, dans lequel d’anciens amis de la Britannique la décrivent comme une «money hungry sex kitten» que l’on pourrait traduire par «jeune bombe sexuelle avide d’argent». L’équipe juridique ajoute que Virginia Giuffre «a lancé cette plainte sans fondement contre le prince Andrew pour obtenir un autre salaire à ses dépens».

En vidéo, l’accusatrice du prince Andrew dénonce des « excuses ridicules »

« Le rôle de Giuffre dans l’entreprise criminelle d’Epstein »

En plus de ces contestations, la ligne de défense du prince Andrew a déposé une motion pour rejeter le procès civil américain. Alors que le duc d’York continue de nier ces affirmations, son équipe a débuté un nouveau chapitre dans cette bataille, intitulé : «Le rôle de Griuffe dans l’entreprise criminelle d’Epstein». Leurs documents s’appuieraient notamment sur le «passé de « sex kitten »» de Virginia Giuffre relate le Daily Mail. L’équipe du fils d’Elizabeth II explique qu’elle aurait profité de son association avec Jeffrey Eptsein pendant plusieurs années et qu’à présent elle «tire profit de la publicité». Les avocats ajoutent le témoignage de Crystal Figueroa, la sœur d’un des ex-petits amis de Virginia Giuffre, qui affirme qu’elle lui aurait demandé de l’aide pour recruter des filles mineures.

« Aussi bas que possible »

À la suite de ces accusations, les défenseurs de Virginia Giuffre ont répliqué. L’ancienne coprésidente du groupe Violence Against Women, Joan Smith, s’est notamment confiée au Daily Mail : «Le duc d’York semble vivre dans les années 1950, lorsque les femmes maltraitées étaient souvent décrites comme des chercheuses d’or. Accuser une victime connue d’exploitation sexuelle d’être motivée par l’argent est à peu près aussi bas que possible». Sigrid McCawley, l’avocate de Virginia Giuffre, a tout de suite réagi face à ces déclarations. Elle affirme au Sunday Times que «si Virginia Giuffre était restée silencieuse face à des déclarations scandaleuses comme celles que le prince Andrew produit régulièrement (…) le trafic sexuel que son ami Jeffrey Epstein a exploité pendant des décennies, et auquel il a participé, n’aurait jamais été révélé». Et d’ajouter : «En ce qui concerne l’argent, soyons clairs : la seule partie de ce litige qui utilise l’argent à son profit est le prince Andrew».

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