Virginie Efira : "Si je devais revenir sur un média, ce serait à la radio"

Virginie Efira, 43 ans, nouvelle star du cinéma français, bouleverse en fliquette tourmentée dans le drame Police, en salles actuellement, aux côtés d’Omar Sy et Grégory Gadebois.

Télé Star : Quelle impression cela fait-il de porter un uniforme ?

Virginie Efira : J’ai compris pourquoi les policiers se tenaient si droits, les épaules fièrement en arrière. C’est dû à leur ceinturon, qui pèse très lourd.

Enfreindriez-vous la loi, comme votre personnage, pour sauver un homme ?

Je ne vais pas faire l’éloge de moi-même alors que je n’ai jamais été confrontée à pareille situation. Le courage ne se décide pas, il se produit ou non. Remettre en cause l’autorité pour accomplir un acte juste fait néanmoins partie de mes valeurs.

Avez-vous suivi une formation avant le tournage ?

Je devais courir, faire des heures de pompes et d’abdos. … Un stage intensif pour moi qui ai un peu de mal avec le sport. Même quand je pratique le ski ou l’équitation, je ne ressens hélas pas cette exaltation dont parlent les grands sportifs… J’ai découvert le vélo cet été, alors que gamine je ne tenais même pas en selle. Problème d’équilibre ! (Elle sourit. )

L’exaltation, vous la trouvez dans le jeu ?

Je venais de la télé. On m’a donc, au début, proposé des divertissements que j’ai tournés avec plaisir. Puis est arrivé Victoria, où la réalisatrice Justine Triet a éclairé les multiples facettes de ma personnalité, y compris mes angoisses.C’est exactement ce dont je rêvais.

Le petit écran ne vous manque donc pas ?

Du tout. Et si je devais revenir sur un média, ce serait plutôt à la radio. Le soir, j’ai pris une drôle d’habitude : je m’endors en écoutant des podcasts comme Les Chemins de la philosophie.

Comment envisagez-vous la suite ?

Je ne me suis jamais dit : «Si je gagne un césar, c’est que j’ai réussi ma carrière». Ou si j’habite dans une grande maison avec mon amoureux (Niels Schneider, ndlr), c’est que j’ai réussi ma vie. Je m’engouffre dans les portes que la vie m’ouvre, tout en essayant d’accepter celles qui se ferment. Le chemin, à mon sens, importe plus que la destination.

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