Xavier Dupont de Ligonnès : que devient la maison du drame ?

Elle a été le décor de l’un des faits divers les plus effrayants de France. La maison de l’horreur, où toute la famille de Xavier Dupont de Ligonnès a été abattue, a-t-elle trouvé preneur depuis le drame ?

Elle est devenue l’une des demeures les plus tristement célèbres de France. Surnommés la Maison de l’horreur, les murs du 55 boulevard Robert Schuman, à Nantes, ont assisté au terrible crime présume de Xavier Dupont de Ligonnès. Dans la nuit du 3 au 4 avril 2011, la mère de famille Agnès Dupont de Ligonnès et ses enfants Benoît (13 ans), Anne (16 ans) et Arthur (21 ans) ont reçu une balle dans la tête. Soupçonné de les avoir froidement abattus, XDDL reste introuvable à ce jour.

Située dans un quartier très prisé de la ville, sa valeur estimée à plus de 400 000 euros à été revue à la baisse, rapporte Ouest-France. Rachetée en 2015 par un couple pour 200 000 euros, la maison de 1860 à l’allure classique de 100 m2 sur jardin a très vite été remise sur le marché en 2019. Rénovés “avec goût, salon, séjour, cheminée, sur terrasse et jardin”, comme les décrit l’annonce, les lieux ont à nouveaux été mis en vente, mais n’ont pas tout de suite trouvé preneur “provoquant des désistements en série”, rapporte Le Monde. Depuis elle serait vide.

“Un jeune couple avec un enfant s’était positionné pour l’acheter mais, ne se voyant pas lui expliquer toute l’histoire, dont forcément il aurait entendu parler à l’école par ses petits copains, ce couple a renoncé”, explique Nicolas Retiere, conseiller du réseau Safti Immobilier à nos confrères. Loin de cacher l’histoire de la maison aux potentiels acheteurs, il raconte : “De notre côté, nous devons dévoiler l’histoire aux clients, envers qui nous avons un devoir de transparence, a fortiori s’ils nous posent la question. Mais, selon moi, les journalistes, en médiatisant indéfiniment les affaires, notamment celle-ci, en se plantant devant la maison pour la photographier, harceler les voisins, sont aussi responsables de la persistance de sa mauvaise réputation”.

Crédits photos : SIPA

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