4 idées reçues sur le traitement de la ménopause

Suite à une étude récente, le THM (traitement hormonal de la ménopause) fait à nouveau polémique. On fait le point.

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Le THM atténue les bouffées de chaleur

VRAI « C’est sa principale vocation », stipule le Pr Florence Trémollières, gynécologue endocrinologue, en charge du centre de ménopause du CHU de Toulouse. Il peut aussi soulager les troubles du sommeil, douleurs articulaires, suées nocturnes… Ou être bénéfique aux femmes présentant un risque élevé d’ostéoporose.

Il favorise légèrement le risque de cancer du sein

VRAI La dernière étude parue dans la revue The Lancet montre qu’une femme de 50 ans, sous THM durant 5 ans, a 8,3 % de probabilité de développer un cancer du sein dans les 20 années qui suivent le début du traitement, contre 6,3 % pour celles non traitées. « Le THM accroît de façon très légère le risque de cancer du sein. Mais avec les traitements utilisés en France, à base de progestérone et d’estradiol, pour une durée ne dépassant pas 5 à 7 ans, les études européennes ne retrouvent pas ce risque », tempère le Pr Trémollières.

Il a un impact positif sur les yeux, la peau et les cheveux

VRAI et FAUX « Certaines patientes sous THM affirment avoir une peau moins sèche ou perdre moins de cheveux. On ne peut rien en conclure avec certitude », avertit la gynécologue. De même, le THM agirait sur la sécheresse oculaire qui touche de nombreuses femmes à la ménopause. Mais ce « ressenti » n’est pas démontré scientifiquement.

Le THM diminue le risque de maladie d’Alzheimer

VRAI et FAUX La majorité des études récentes rapportent une baisse du risque de démences. Mais, par manque de suivis solides et prolongés, on ne peut l’affirmer avec certitude. Par ailleurs, l’étude américaine WHI, publiée en 2002, démontre l’inverse, mais sur des femmes ayant débuté le THM très tardivement, vers 70 ans. Ce qui ne correspond plus aux prescriptions actuelles (autour de 50 ans).

A savoir

Le rôle du laser vaginal

Pour les femmes qui ne peuvent pas bénéficier d’un THM et qui souffrent de sécheresse vaginale, le laser pourrait être une solution. Les études manquent pour prouver son intérêt formel, mais un essai actuellement mené à l’Institut Gustave Roussy, sur des patientes at teintes de cancer, devrait apporter des réponses.

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