Affaire Mila : 11 cyberharceleurs condamnés à de la prison avec sursis, on fait le point sur les peines

Après plus d’un mois de procès, les magistrats ont donné leur verdict…

Depuis l’ouverture du procès le 3 juin dernier, ils étaient 13 prévenus – âgés entre 18 et 30 ans – à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris. Poursuivis pour avoir proféré des menaces de mort et de crime contre Mila, le verdict vient d’être donné. Sur ceux-là, un prévenu a échappé à une condamnation pour vice de procédure et un second a été relaxé. En revanche, les 11 autres ont été condamnés à des peines de prison avec sursis allant de 4 à 6 mois. “Je ne veux plus jamais qu’on fasse culpabiliser les victimes. (…) On a gagné et on gagnera encore”, a lancé la jeune femme en sortant de la salle d’audience. Une affaire symbolique…

"On a gagné et on gagnera encore": Mila remercie les forces de l'ordre, les féministes et les associations antiracistes qui ont eu le "courage" de la soutenir pic.twitter.com/VtKN2oO2xG

S’ils n’effectueront pas de prison ferme, les cyberharceleurs devront tout de même verser 1 500 euros en réparation des souffrances à Mila et 1 000 euros pour ses frais d’avocats. “Il y aura un avant et un après ce procès : nous sommes en train de poser les règles de l’acceptable et de l’inacceptable”, avait d’ailleurs déclaré le président de la 10e chambre correctionnelle, Michaël Humbert. En effet, ce procès tendait à déterminer où s’arrêtent la liberté d’expression et le droit au blasphème, ainsi qu’où commence l’infraction de cyberharcèlement selon la loi de 2018. Une affaire qui a touché les Français, notamment mi-juin lorsque la jeune femme confiait à Sept à Huit être de nouveau harcelée depuis l’ouverture du procès, et affirmait : “Je vais forcément ne pas rester en vie”

⚖️ Aujourd’hui, le verdict du procès des 13 personnes jugées pour harcèlement et menaces de mort envers #Mila a été annoncé. La République ne saurait tolérer les menaces contre la liberté d’expression et de conscience.

En France, il est possible de critiquer les religions, leurs figures et leurs symboles. La caricature est permise et le « délit de blasphème » n’existe pas. En France, les opinions et les croyances peuvent être soumises au libre examen de la raison.

Source: Lire L’Article Complet